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Etude sur le marché du bio

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En Europe, le marché du bio et ainsi la consommation de produits issus de l’agriculture biologique ne cessent d’augmenter. La grande distribution domine la vente de produits alimentaires tandis que le circuit court et les magasins spécialisés se livrent une rude concurrence pour attirer toujours plus de parts de marché. Dans cet article, nous revenons sur les chiffres clés du marché de l’alimentation bio dans le but de générer une vue d’ensemble sur ce dernier.

Sommaire

Statistiques sur le marché du bio

Chiffre d’affaires du bio (2018) :

  • 10,9 milliards € en Allemagne
  • 9,7 milliards € en France
  • 3,6 milliards € en Italie
  • 3,5 milliards € au Royaume-Uni
  • 3,1 milliards € en Suède
  • 760 millions € en Belgique

Consommation et distribution :

  • 40 % des dépenses en produits bio sont des fruits et légumes
  • 36 % des parts de marché sont à attribuer aux supermarchés classiques
  • 40€, par tête par an, représente la consommation des européens en produits bio
  • 60€, par tête par an, est la moyenne pour les membres de l’Union Européenne
  • 50% des consommateurs de bio sont des ménages aisés avec enfants et des retraités aisés
  • 72% des consommateurs estiment que les produits  bio sont de meilleure qualité
  • 70% les considèrent comme plus sûrs et plus sains

Cultures :

  • 54,4% des surfaces bio de l’UE sont cultivées dans 4 pays de l’UE dont :
  • 16,9% en Espagne
  • 15,1% en Italie
  • 12,9% en France
  • 9,5% en Allemagne


Part de consommation du bio dans l’Union Européenne

Les producteurs, à mesure que la demande en produits bio augmente, sont également de plus en plus à proposer, produire et vendre des produits bio. En 10 ans, les surfaces certifiées bio ont doublé au sein de l’Union Européenne. L’Allemagne et la France passent d’environ 1 million d’hectares cultivés en bio à respectivement 1,5 millions et plus de 2 millions d’hectares entre 2013 et 2018. On observe également une croissance d’hectares en culture biologique en Italie et en Espagne qui passent respectivement de 1,3 millions et 1,6 millions d’hectares cultivés en bio à 2 millions.

Dans son dossier sur le marché bio, le parlement européen affirme que 54,4% des surfaces cultivées en bio dans l’UE sont dispersées entre ces 4 pays en 2016 (16,9% en Espagne, 15,1% en Italie, 12,9% en France et 9,5% en Allemagne). La tendance semble toujours sur la même lancée avec l’Espagne et l’Italie en tête (environ 2 millions d’hectares cultivés en bio dans chaque pays) suivi par la France (1,5 millions d’hectares) et l’Allemagne (1 millions d’hectares).

Cette infographie reprend les données collectées par le Parlement Européen. Voir lien vers la source en fin d’article.

D’après l’Agence Bio, le premier marché bio en Europe serait l’Allemagne suivi par la France (7, 5 milliards en 2016) et la Suède (la part de marché des produits bio a atteint 8,7 % en 2016). L’observatoire allemand BÖLW (Bund Ökologische Lebensmittelwirtschaft) détaille toutefois que, proportionnellement au marché de l’alimentaire, le Danemark se trouve en première position en ce qui concerne l’achat de produits bio avec 9,7%, suivi par le Luxembourg (8,6%) et la Suisse (8,4%).

En Belgique, le marché du bio en 2018 a augmenté de 15 % par rapport à 2017 et représente 760 millions de chiffre d’affaires.



Qui consomme quoi ?

Comme mentionné précédemment, les trois pays qui consomment le plus de produits bio sont l’Allemagne, en tête (10,9 milliards d’euros de CA en 2018), suivi de la France (9,7 milliards d’euros) et de l’Italie (3,6 milliards d’euros).

En 2018, les européens auraient dépensé en moyenne 40€ par an par tête en produits bio, contre 60€ pour les citoyens de l’Union Européenne. Cela représente un total de 33,5 milliards d’euros dépensés dans les produits bio sur l’Europe, dont 30,7 milliards en Union Européenne.

En France (en 2019), d’après l’agence-bio, 71% de français achèteraient un produit bio au moins une fois par mois et près de 17 % d’entre eux seraient des nouveaux consommateurs. En Belgique, sur base annuelle, 71 % de personnes achèteraient au moins une fois par an un produit bio (principalement des légumes). Au Danemark, le bio représente 13,3% des parts de marché, le pourcentage le plus haut recensé dans l’Union Européenne.

Entre 2008 et 2018, l’achat de produits bio en Belgique est passé de 240 millions d’euros par an à 760 millions. Le marché fait d’ailleurs un bond de +15% entre 2017 et 2018 d’après les chiffres de Gondola.

En Belgique (et comme dans le reste de l’Europe), les produits les plus consommés sont les fruits et les légumes à hauteur de 40% loin devant la viande, le poisson ou les produits laitiers, le pain et les céréales.

D’après un article publié par Gondola et reprenant les chiffres officiels du bio en Belgique, les premiers consommateurs sont les célibataires (tous âges confondus) et les ménages aisés. 50% des achats en bio seraient réalisés par les ménages aisés avec enfants et les retraités aisés. A l’inverse, les ménages modestes avec enfants représentent le plus petits groupes d’acheteurs (1,6 %).

La question se pose de savoir ce que représente l’achat de produits bio comparativement à l’achat de produits non-bio, mais également de proposer une offre suffisante et diversifiée. Les comparatifs prix sont nombreux, QueChoisir? recense notamment de nombreuses références dans son dossier sur l’alimentation bio. En tout état de cause, l’équipe de Gondola a fait le test en Belgique pour comprendre qui des grands distributeurs est le moins cher en ce qui concerne la vente de produits bio. Colruyt ressort gagnant de ce comparatif, Carrefour étant 1,5% plus cher, Albert Heijn 5% plus cher, Delhaize 11% plus cher et Bio-Planet 4,7% plus cher pour un panier similaire et comparable.

La perception des consommateurs face au bio

Le Parlement Européen reprend les données diffusées (2017) par de nombreux organismes dans un article et nous dévoile que ce que les consommateurs européens perçoivent derrière la terminaison “bio”, ce que cela évoque chez eux :

  • 79% estiment que leur production est plus restrictive en matière d’utilisation de pesticides et d’antibiotiques
  • 78% considèrent que les méthodes de production ont un meilleur impact environnemental que la production de produits non-bio.
  • 76% pensent que les produits bio respectent les standards de protection des animaux
  • 72% estiment que ces produits sont de meilleure qualité
  • 70% les considèrent comme plus sûrs et plus sains

Ces questionnements et pourcentages se reflètent notamment sur le terrain, que ce soit pour des études dans l’industrie de l’alimentation FMCG ou du moment où la question du label bio se pose. En effet, nous détectons, en interne, à force de réaliser des études diverses et variées, que les consommateurs adoptent, de manière générale, deux comportements bien distincts envers les produits et labels bio. On retrouve le consommateur rassuré par le label qu’il considère gage d’engagement, de qualité et de respect de l’environnement et le consommateur sceptique qui n’arrive plus à s’y retrouver dans toutes ces appellations.



La législation : les labels et cahiers des charges en matière de bio

Le label bio est obligatoire depuis le 1er juillet 2010. Il s’applique aux produits biologiques européens et garantit qu’ils sont conformes au règlement de l’Union Européenne, géré par la Commission européenne.

Cette réglementation s’applique aux produits agricoles, à l’aquaculture et à la levure ; de la production à la vente en passant par la transformation.

Elle repose sur les impératifs suivants :

  • interdiction d’utiliser des OGM
  • interdiction d’utiliser des engrais artificiels, pesticides et herbicides chimiques
  • interdiction de rayons ionisants
  • interdiction d’utiliser des hormones et utilisation d’antibiotiques restreintes (sauf lorsque cela est nécessaire pour la santé animale)
  • rotation des surfaces de culture
  • utilisation de ressources (alimentation du bétail, engrais) sur place
  • élevage en plein air et fourrages bio
  • pratiques d’élevage sur mesure

Les règles très strictes obligent les éleveurs à ne pas placer d’animaux qui n’auraient pas été élevés dans le respect de la réglementation bio dans leur exploitation.
De manière générale, les producteurs, éleveurs et agriculteurs doivent veiller au bien-être des sols, des végétaux et des animaux. A noter que la réglementation ne s’applique pas à la pêche et à la chasse sauvage.

Les différents labels bio

Gérés par des structures indépendantes au sein de l’Europe, on recense plusieurs labels. Les créateurs de l’épicerie en ligne “Kazidomi” que nous avons interviewé (retrouvez la vidéo sur notre chaîne youtube), en ont répertorié une quinzaine.

Parmi eux, le label AB qui doit respecter les règles européennes en vigueur, “Nature et Progrès”, “Equitable Ecocert” qui interdit entre autres, la culture sous serres chauffées et impose de respecter les travailleurs et leurs conditions de travail. “Bio Cohérence” qui va au delà des lois européennes et demande que les activités soient 100 % bio ou en conversion vers le bio. Ce label met aussi fortement l’accent sur le bien-être animal.



Les filières de distribution

Nous le voyons, les hypermarchés et la grande distribution en général, sont les piliers de la distribution de produits issus de l’agriculture biologique à l’exemple du groupe international Colruyt.

D’après le rapport annuel de Colruyt (dont la plus grande partie du chiffre d’affaires est généré par la Belgique, la France et le Grand-Duché du Luxembourg), l’attention portée à la qualité des produits et à l’agriculture durable est particulièrement importante et se base sur le constat que de plus en plus de consommateurs veulent manger sain et local.

Le chiffre d’affaires de trois des filières du groupe Colruyt dont Bio-Planet s’élève à 952, 9 millions pour l’année 2018/2019, soit une hausse de 4,9 % par rapport aux années précédentes.

Pour parfaire sa position sur le marché belge, Bio-planet mise sur l’innovation durable avec des produits innovants comme les herbes aromatiques issues de l’agriculture verticale, la viande de porc zéro gaspillage et les burgers végétariens à base de soja belge.

De la même manière, le groupe Carrefour, leader du marché bio et de la transition alimentaire en France (avec son plan 2022) consolide sa position. Pour 2019, Carrefour affiche des ventes de produits bio en croissance de + de 25% en 2019. Elles atteignent 2,3 milliards en 2019 (contre 1,8 milliards en 2018).

Carrefour a atteint avec un an d’avance son objectif d’accompagnement “Act For Food” des agriculteurs, éleveurs et viticulteurs dans leur conversion au bio avec 540 contrats d’accompagnement signés en France depuis 2018 ( +300 en 2019 dont 100 au dernier trimestre).

 

Et plus de 2 300 produits en marque propre ont été reformulés chez Carrefour depuis le début du plan pour en améliorer la qualité. Le glutamate a, par exemple, été inclus dans la liste des substances controversées retirées de tous les produits à marque Carrefour.

Les magasins et plateformes spécialisés en produits bio fleurissent eux aussi. La plupart s’envisage comme une alternative durable à la grande distribution.

En comparaison, les Français sont près de 50% à se procurer leurs produits bio dans des grandes surface contre 35% dans des magasins spécialisés. Les Belges quant à eux sont 60% à affirmer acheter leurs produits bio en grandes surfaces contre 8% dans des magasins spécialisés. 25% précisent alterner entre ces deux options.

En Belgique, KaziDomi (voir notre chaîne Youtube), l’alimentation géniale ou encore Färm, efarm et autres plateformes œuvrent depuis plusieurs années pour imposer le bio sur le marché sur base d’engagements écologiques, économiques et sociétaux.

 

Crée en 2013, Färm, une coopérative membre de IFOAM (association internationale d’agriculture biologique) est un des exemples les plus marquants concernant la volonté de réformer le marché de l’alimentation par le bio et le mieux manger. Il revendique notamment un bio “100% plaisir, responsable et solidaire” via le renforcement des critères du bio au niveau européen et une collaboration étroite entre les producteurs, les transformateurs et les consommateurs. Un de leurs moyens d’action est le crowdfunding (ou financement participatif). 150 000 euros ont été récoltés en 2018 et ont permis la réalisation de nombreux projets locaux.

KaziDomi, site de ventes en ligne, souhaite lui aussi offrir des alternatives à la consommation de masse et de produits considérés comme “mauvais” pour la santé. Il propose des aliments sélectionnés par des médecins et des nutritionnistes. Emma Everard, sa créatrice, mise également sur la coopération et les abonnements pour parvenir à ses fins sur le long terme.

Les filières indépendantes n’ont donc pas encore de quoi faire peur aux hyper de la grande consommation, forts de moyens considérables. Ce malgré les nombreuses initiatives citoyennes ou institutionnelles et idées pour donner un nouveau souffle au marché de l’alimentation dans son ensemble.

Conclusion

Comme nous l’avons vu tout au long de cet article, le marché de l’alimentation prend de plus en plus d’ampleur et de poids dans le panier et dans la tête des consommateurs. En moyenne, les Européens dépensent 40€ par an et par tête dans des produits alimentaires bio, un panier qui n’a fait qu’augmenter durant ces dernières années avec l’émergence de nouveaux distributeurs spécialisés et l’implication des grands distributeurs.

Sources

 

Image : Shutterstock

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