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Design Thinking: 3 conseils pour bien réussir votre session

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Je reviens tout juste d’un atelier de Design Thinking que nous avions organisé à Bordeaux (France) pour un projet de e-commerce. Le moins que je puisse dire, c’est que le résultat a été à la hauteur de mes espérance et que l’expérience humaine a été extrêmement enrichissante. Nous avions invité un groupe de personnes d’horizons différents, représentant le spectre des différents intervenants (stakeholders) à travers d’une chaîne de valeur e-commerce particulière.

Après une journée de travail de nouvelles idées sont apparues pour les différents canaux de distribution que nous avions mis en avant au cours de la session. Un témoignage émouvant de la valeur de cette session de travail aux yeux des participants me fut donné par l’un d’eux à la fin de la journée : «Je n’avais pas envie de venir ce matin, mais après une journée de travail comme celle-là je suis très heureux d’avoir pu participer. Comptez sur moi pour la prochaine session « .
Ce genre de témoignage est évidemment très gratifiant et c’est le genre de « boost » dont j’ai besoin pour trouver une motivation et une énergie optimales.

Ceci étant dit, même avec la meilleure volonté du monde il reste des écueils dans ce genre de sessions qu’il vaut mieux éviter si on veut atteindre un maximum d’efficacité. Une session de Design Thinking doit être très bien organisée pour mettre toutes les chances de son côté.

Expliquer ou ne pas expliquer, telle est la question

WIIFM? ou « What’s in it for me ? » comme disent les Anglais. Autrement dit « quel est mon intérêt à participer à la session ». Cette problématique est importante car elle permet de canaliser les énergies ; mais trop d’explications peut aussi tuer la créativité.
Au début de l’atelier j’hésitais à expliquer les différents outils utilisés, le but de la journée et le contexte du projet, de peur de ne recueillir que des contributions biaisées de la part des participants. J’ai dès lors choisi de commencer tout de suite avec des exercices (parce que nous avions un jour seulement alors qu’une telle session aurait du s’étaler sur 2 ou 3 jours) et d’expliquer le but de la session par la suite. Même si c’était la première fois que j’organisais une session aussi courte que celle-là, l’expérience me dit que j’aurais dû prendre le temps d’au moins expliquer la méthodologie et d’expliquer avec plus de détail le projet qui était derrière la session de Design Thinking. Cela aurait aidé les participants à ne pas se sentir désorientés et à leur donner le sentiment de contribuer à quelque chose d’utile et bien identifié.

La résistance est difficile à surmonter

Les participants devraient être choisis avec beaucoup de soin. Bien qu’une dose de scepticisme est toujours positive pour remettre en cause les codes et normes, je trouve que trop de scepticisme peut tuer toute la dynamique d’un groupe. Cela est très dangereux et je me suis retrouvé dans des situations difficiles à certains moments de la journée car certains participants se trouvaient dans une dynamique personnelle difficile qui rejaillissait sur les autre participants.
Mon conseil est donc de répartir les participants en petits groupes et de vous assurer que vous avez un « allié » dans chacun d’eux pour vous aider à surmonter la résistance. Si votre client ou l’équipe de votre client assiste à l’atelier, pourquoi ne pas répartir les représentants du client au sein des différents groupes? Votre client sait pourquoi il vous paie et c’est dans son propre intérêt de maintenir une motivation élevée parmi les différents participants.

Une journée ne suffit pas

Nous avons commencé à 9h et les meilleures idées sont venues vers 16 heures. Les participants ont commencé à prendre confiance en eux et en les autres après le déjeuner et une dynamique plus positive a commencé à se développer dans l’après-midi. Avec le recul, ce n’’était donc pas une bonne idée d’espérer obtenir le meilleur d’un atelier d’une seule journée. Dans l’avenir, je vais m’en tenir à des ateliers de 2 jours ou 3 jours, même si le client met la pression. Les résultats sont à ce prix.

Conseils pour votre stratégie de marketing

Les séances de Design Thinking présentent indéniablement une valeur importante en matière de stratégie et d’innovation produit. Je suis à chaque fois étonné des résultats qui sont obtenus. Lors de cette session nous sommes ressortis avec de nouvelles idées novatrices et parfois même disruptives dans leur façon de s’intégrer dans le marché; par exemple des idées simples qui dans notre monde actuel, imprégné de codes et normes immuables, peuvent sembler révolutionnaires
Le message que je veux transmettre aujourd’hui, c’est que tout vaut la peine d’être remis en cause. Si vous arrêtez de contester les normes établies, vous êtes en état de mort cérébrale ; pas en tant qu’individu, mais certainement en tant que société.

Pour finir, laissez-moi reprendre à mon compte cette citation qui ne cesse de faire sens dans mon esprit après une telle séance de Design Thinking: «il n’existe pas de marchés matures. Il n’y a que des entreprises qui ont cessé d’innover « . Si vous croyez également à l’innovation, partagez cet article.

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Auteur: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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