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Etude de marché et coaching d'entrepreneurs

Figurines photo imprimées en 3D : la concurrence s’installe

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L’impression 3D fait partie de ces sujets de plus en plus populaires. De nouvelles applications apparaissent chaque jour et nous avons même vu la semaine dernière une imprimante 3D qui avait été imprimée en 3D (la poule et l’œuf).
Une chose est sûre. A chaque jour qui passe, l’apparence des objets imprimés en 3D se rapproche de plus en plus du modèle d’origine. Un jour il ne sera plus possible de distinguer la copie de l’original, comme dans cette aventure de Tintin où le Professeur Tournesol inventait une machine à copier les objets qui était convoitée par Rastapopoulos (saurez-vous vous souvenir de quelle aventure il s’agisssait ?).
Vous vous souvenez peut-être de ce billet publié en 2014 sur une startup, active dans l’impression 3D, que nous avions découverte à Berlin: Twinkind. Nous avions été stupéfaits par leur technologie qui permettait d’obtenir une figurine 3D, copie ultra-réaliste de vous-même. Le résultat était tout bluffant. Malgré de nombreux autres exemples en Europe d’impression 3D de personnes, le résultat de Twinkind était à ce jour inégalé … jusqu’à ce que nous découvrions un concurrent à Paris.

Twinkind fait des émules

La technologie de Twinkind se base une multitude de prises de vues simultanées. Des dizaines de photos de vous sont prises en quelques millisecondes sous différents angles, et servent ensuite à recréer un modèle 3D de votre corps. Lorsque nous avions interrogé Timo Schaedel, le fondateur de Twinkind, il nous avait expliqué que sa technologie était supérieure à tout ce qui se faisait à l’époque, notamment les scanners 3D. L’inconvénient des scanners 3D était en effet que le modèle devait être statique pendant plusieurs secondes (voire minutes) pendant que le scanner en faisait le tour et en capturait la forme. S’il est déjà difficile de rester statique pour un adulte, vous pouvez imaginer l’épreuve que cela peut représenter pour un enfant ou un animal de compagnie. Le raisonnement de Timo faisait donc sens et les avantages de la technologie étaient évidents.

Grâce à notre autre site BestPopUpStores.com nous avons eu vent d’une autre entreprise en France qui proposait les mêmes produits: Moimee.
Nous avons visité leur magasin éphémère à Paris le mois dernier et le moins qu’on puisse dire, ce est que le résultat est à peu près le même que celui proposé par Twinkind.

Stratégie de développement

D’un point de vue stratégique c’est un cas très intéressant, un cas d’innovation classique, avec une composante technologique, semblable à ceux discutés par Christensen dans son livre « le dilemme de l’innovateur ».
Nous sommes en présence d’un innovateur (Twinkind) qui offre un process et un produit très novateur. Il se retrouve avec un challenger (Moimee). Pourtant, les aspects liés au prix, tels que décrits dans le best-seller de Christensen, sont quelque peu absents lorsqu’on étudie le marcgé. Les prix sont en effet à peu près les mêmes quelle que soit la société (230 € pour un modèle au 1/12 chez Moimee, 219 € chez Twinkind). Nous ne sommes donc pas encore dans la situation classique décrit par Christiansen où le prix du marché est « cassé » par une nouvelle technologie révolutionnaire. Il y a en effet un problème majeure à résoudre pour qui veut s’emparer du marché: dégager des économies d’échelle. La technologie est là, elle est numérique, mais il reste une partie « physique », non numérique : la prise de vues. C’est le plus grand obstacle pour qu’on déploiement puisse se réaliser à une échelle autre que locale. Ce dont nous sommes convaincus c’est que le marché est du type « The winner takes all ». L’entreprise qui apportera une solution pour la phase de prise de vue sera celle qui s’arrogera l’ensemble du marché.

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Author: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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