2 mars 2012 457 mots, 2 min. de lecture

Les nouvelles tendances de l’affichage publicitaire

Par Pierre-Nicolas Schwab Docteur en marketing, directeur de IntoTheMinds
Le monde de la publicité est en mutation; une mutation technologique tout d’abord qui voit l’émergence de formats digitaux, et une mutation législative en France qui impose des contraintes à l’affiche publicitaire classique (notamment aux panneaux 4×3). Le projet de […]

Le monde de la publicité est en mutation; une mutation technologique tout d’abord qui voit l’émergence de formats digitaux, et une mutation législative en France qui impose des contraintes à l’affiche publicitaire classique (notamment aux panneaux 4×3).

Le projet de décret d’application de la loi Grenelle 2 impose en effet des réductions des tailles maximales d’affichage (12m² au lieu de 16 actuellement) et dans le même temps la ville de Paris a adopté son nouveau règlement local de publicité qui interdit désormais les 4×3 et réduit la surface publicitaire de 30%.

La recherche d’une proximité toujours plus grande avec le consommateur, couplée à une quête de la personnalisation de la publicité sont soutenues quant à elles par les formats digitaux et par leur couplage avec les technologies mobiles. Il reste encore pas mal de chemin à parcourir avant de voir nos vies envahies par des messages publicitaires ciblés sur nos téléphones portables. Au final, contrairement à la publicité traditionnelle qui s’impose aux consommateurs (vous êtes toujours libre de détourner le regard), l’avènement de l’ère du digital sera conditionnée au bon vouloir des consommateurs. Où se situe en effet la frontière entre spam et publicité, et les consommateurs ne risquent-ils pas de se détourner de ces formats intrusifs, signant ainsi leur arrêt de mort.

Toutes les recettes sont-elles bonnes pour se faire de la publicité ?

Un exemple récent de publicité transformé en « bad buzz » est celui de la marque Bicky Burger, surtout présente en Belgique et aux Pays-Bas. Cette marque a sorti en 2019 une publicité d’assez mauvais goût. Taxé de sexisme et de misogynie, la marque a du faire marche arrière et retirer sa publicité des réseaux sociaux. Dans un podcast que bous pouvez écouter ci-dessous, nous avons analysé avec Karim Debbah les conséquences qu’un tel « bad buzz » pouvait avoir, et si au final l’effet publicitaire généré pouvait être positif pour la marque.

Dans cet article j’ai développé l’analyse et ai en particulier recherché des références d’études scientifiques sur le sujet. Comme vous pourrez le constater, le bad buzz n’a pas que des effets négatifs.

Mon avis

Avec toutes ces contraintes il est intéressant de noter l’émergence de déclinaisons classiques de formats publicitaires plus traditionnels. Les bâches publicitaires sont devenues ainsi très « trendy » et offrent une alternative intéressante à la vue d’un chantier qui défigure le paysage. Les dimensions variables de ce format en font également un support qui se remarque comme ces exemples que j’ai photographié au cours de ces derniers mois, dont un gigantesque sur la place Saint-Marc de Venise.



Publié dans Innovation, Marketing.

2 commentaires

  1. article très pertinent.

  2. merci

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