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Après Covid : 11 scénarios possibles, leurs risques et les solutions

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Que restera-t-il du monde d’avant une fois le tsunami du Covid-19 passé ? Les changements de comportements et la disparition d’entreprises sont les conséquences les plus évidentes. Dans ce dossier nous analysons 11 scénarios, leurs risques mais également leurs solutions.

Sommaire

  1. La dette publique
  2. Banques centrales et injections de liquidités
  3. Recherche médicale et scientifique
  4. Relation au travail
  5. Commerce électronique
  6. Voitures électriques et mobilité
  7. Divertissement et événementiel
  8. Voyages et tourisme
  9. Salons professionnels
  10. Enseignement à distance
  11. Innovation technologique

Introduction

Mais ce qui est également certain c’est que les déséquilibres économiques déjà bien visibles le seront encore demain et seront sans doute même accentués. Les injections de liquidités des banques centrales feront le lit de nouvelles bulles spéculatives, tandis que la dette publique augmentera, surtout dans des pays déjà en difficulté comme l’Italie ou la Grèce. Sur le plan politique et social, la période post-Covid-19 pourrait se révéler être une vraie bombe à retardement. Le télétravail est devenu la règle dans tous les secteurs et soulève des questions quant à la suite des relations entre employés et employeurs. Le travail à distance deviendra-t-il une norme et quelles autres répercussions cela aura-t-il ? Que deviendront les voyages d’affaires, les voyages en avion, les soirées au cinéma ou au restaurant ? Le mode de vie occidental, basé sur le divertissement et les loisirs, sera-t-il remis en cause ? Qu’adviendra-t-il des secteurs du tourisme, de la restauration, de l’événementiel qui, par leur nature même de leurs activité, impliquent de concentrer les populations et de limiter la distanciation sociale ?

La dette publique

Les politiques budgétaires expansionnistes des gouvernements vont entraîner une augmentation de la dette publique dans tous les pays. On assiste à une surenchère de plans de relance en centaines de milliards d’Euros. Tous les pays européens devront absolument trouver des relais de croissance afin de rendre la perspective d’une dette perpétuelle un tant soit peu crédible. Il faudra, à tout le moins, augmenter le PIB suffisamment pour rembourser les intérêts sans générer plus de dette. Sinon, ce pourrait être une catastrophe qui pourrait se finir comme pour les pays du sud de l’Europe en 2011 lorsque le “spread” a augmenté et que les investisseurs devant refinancer la dette arrivant à échéance exigeaient des taux d’intérêt élevés. Cette croissance du PIB à marche forcée pourrait se solder par des mesures drastiques comme une flexibilisation extrême du travail et une précarisation de ce dernier. La croissance du PIB aux États-Unis s’est ainsi construite depuis l’ère Reagan grâce à la paupérisation des travailleurs manuels. On se  rappellera aussi que le chaos de l’après crise de 1929 a enfanté les régimes totalitaires et autarciques qui ont ravagé le monde. Fort heureusement les banques centrales savent aujourd’hui gérer une crise (ce n’était pas le cas de la banque centrale américaine en 1929) et les gouvernements en place bénéficient d’un regain de confiance (Italie, Allemagne) qui rend les partis nationalistes inaudibles.

Risques

  • paupérisation de la classe ouvrière par la déconstruction du modèle social pour une recherche de croissance à tout prix

Solutions

  • croissance du PIB pour absorber l’excédent de dette
  • suppression du cash pour asphyxier l’économie souterraine
  • suppression des niches fiscales
  • taxe GAFA
  • flat tax



Les banques centrales et les injections de liquidités

Comme lors de la crise financière de 2008, les banques centrales vont injecter des liquidités dans le système et tenter ainsi d’endiguer le ralentissement économique mondial. C’est une relance keynésienne et tout le monde s’accorde pour dire que c’est la bonne solution. Le faible coût de l’argent (taux d’intérêt nuls voire négatifs) facilite cette injection (qu’on appelle également “helicopter money”). Ne nous y trompons toutefois pas : il s’agit bien de création monétaire. Il n’y a rien en face de cette monnaie nouvellement imprimée, qu’elle soit libellée en dollars, en euros ou dans n’importe quelle autre devise.

Mais si l’action des banques centrales peut contribuer à maintenir les marchés à flot pour le moment, son efficacité sera limitée pour la crise économique qui se profile à l’horizon. Des taux d’intérêt nuls ou négatifs ne relancent pas automatiquement le tourisme, ni la réouverture des restaurants, ni la relance de la chaîne industrielle. Il faut un choc de confiance des consommateurs pour que cela arrive. Ces injections massives de liquidités, ces prêts gratuits en somme, contribueront par contre à former de probables bulles spéculatives. Ironie du sort, ce sont les marchés qui bénéficient des largesses des gouvernements, qui vont parier contre ces derniers. Quel paradoxe ! Les gouvernements offrent de l’argent à des marchés qui, non régulés, vont s’en servir pour faire des profits à court-terme et précipiter la chute des prêteurs (les États).

Risques

  • prêts à des sociétés déjà mal en point et perte du capital (bad debt)
  • formation de bulles spéculatives

Solutions

  • relance keynésienne par injections de liquidités (prêts garantis)
  • conditionnement des prêts (exclusion des entreprises ayant des comptes dans des paradis fiscaux ou faisant appel à des montages complexes comme le sandwich hollandais, priorité aux entreprises locales et à la relocalisation des productions stratégiques)



Investissements dans la recherche médicale et scientifique

“A toute chose malheur est bon” comme dit le proverbe. L’une des conséquences positives de la crise du Covid-19 concerne les investissements dans la recherche médicale et dans les développements numériques. Cette crise aura également révélé qu’il est possible de travailler vite en associant ses forces. Jamais dans l’histoire de la recherche des progrès n’avaient été réalisés aussi rapidement par autant de chercheurs en simultané.

Les recherches qui seront menées dans les prochains mois permettront également de réinventer la sécurité au travail, dans les magasins, dans les cinémas. Les quelques concepts qui émergent sont pour l’instant des solutions pratiques, à court-terme, à une série de problèmes encore mal appréhendés. Mais dès 2021 des solutions plus abouties apparaîtront qui offriront de nouvelles fonctionnalités en plus de celle de nous protéger du virus.

Risques

  • privatisation de la recherche et captation des bénéfices au profit des firmes privées (confiscation du bien commun)

Solutions

  • homogénéisation de la législation sur les essais cliniques (la directive européenne n’est pas traduite en droit national)
  • abolition du modèle d’accès payant aux articles scientifiques
  • relance de la recherche scientifique par l’allocation de budgets extraordinaires

Une nouvelle relation au travail

L’urgence sanitaire a obligé de nombreuses personnes à travailler à distance. Même les pays les plus en retard en matière de télétravail s’y sont mis à la vitesse “grand V”.

Le monde du travail après le covid-19 ne sera donc plus le même. La question que tout le monde se pose est la suivante : “La technologie nous permettra-t-elle de rester chez nous ?”. Car nous l’avons vu, le travail de bureau, qu’il soit du ressort du privé ou du public, peut être effectué à domicile sans trop de difficultés. Il aura fallu une crise majeure pour s’en rendre compte et changer les mentalités.

3 règles de base doivent être respectées pour rendre le travail à distance possible :

    1. infrastructure réseau de haute qualité et accès à l’internet rapide pour chaque employé
    2. bonne culture numérique pour tous les employés et autonomie avec les outils informatiques
    3. organisation réfléchie et méthodique du télétravail. Le facteur confiance est crucial pour faire du télétravail une réussite. S’il y a un manque de confiance entre l’employeur et le salarié, entre le manager et le reste de l’équipe, si les objectifs ne peuvent pas être évalués très régulièrement, c’est tout le système qui s’effondre.

Risques

  • les manques d’interactions humaines réduisent le potentiel d’innovation et de créativité
  • perte de contrôle et de motivation

Solutions

  • modèle hybride où certaines tâches sont effectuées à domicile (2-3 jours par semaine) et les tâches impliquant un travail d’innovation sont faites avec le reste de l’équipe.


Percée du commerce électronique

Le coronavirus favorise le commerce électronique. Il pourrait dès lors devenir un allié de poids dans la lutte des gouvernements contre l’économie souterraine. Les échanges électroniques ne peuvent en effet échapper à l’impôt. Les sommes perdues par les États à cause de l’économie parallèle pourraient donc être épongées en partie. Le remboursement de la dette publique nouvellement créée s’en verrait facilité. Si les conséquences de la pandémie confirment les changements qui interviennent dans les habitudes d’achat, l’utilisation des cartes de crédit au détriment de l’argent liquide deviendrait un moteur de changement vers une économie plus vertueuse où les tricheurs auraient plus de mal à prospérer. Pour vous rendre compte des pays où cette vertu fait défaut, vous pouvez vous appuyer sur le graphique ci-dessus qui présente les pays d’Europe occidentale en fonction de leur degré d’économie souterraine.

L’essor du paiement électronique créera de nouveaux emplois dans la construction de sites web et les méthodes de paiement en ligne sécurisées. Opter pour un monde “tout électronique” présente toutefois des inconvénients. Si l’essor du e-commerce paraît désormais être indispensable (cf. nos analyses sur le retail alimentaire et le retail non-alimentaire), acheter dans des vitrines virtuelles contribuera à désertifier toujours plus les zones territoires. Les commerces les plus fragiles fermeront. Seuls les commerces d’alimentation et ceux dont la dimension “conseil” est importante (opticien, concessionnaires, …) subsisteront. La menace du window shopping restera très présente, obligeant les commerçants à redoubler d’efforts pour fidéliser leur clientèle et se tourner vers des modèles phygitaux.

Risques

  • L’investissement dans un site de e-commerce se révèle non rentable. L’infrastructure ne suffit pas à générer des ventes online et le propriétaire ne maîtrise pas suffisamment le monde digital pour promouvoir ses services et produits

Solutions

  • Au-delà des subsides pour les investissements technologiques, il est indispensable de former les commerçants au digital. Les 2 années qui viennent seront impitoyables pour celles et ceux qui ne maîtrisent pas les codes du numérique.


Voitures électriques délaissées, industrie redessinée

Les usines automobiles ont fermé dans toute l’Europe. Les concessionnaires ont fermé pendant près de 2 mois. Les nouvelles immatriculations se sont effondrées (voir les statistiques ici). La pandémie de Covid-19 rebat également les cartes de l’industrie automobile d’un point de vue industriel. On peut escompter que se forment des macro-zones régionales capables de couvrir toute la chaîne d’approvisionnement des composants. Cette réorganisation de la supply-chain impactera tous les produits, qu’ils soient finis ou semi-finis, ainsi que les matières premières.

L’effondrement des prix du pétrole ralentira la pénétration des voitures électriques. Plus chères, elles seront également délaissées suite à la baisse de pouvoir d’achat. Les transports publics, boudés, conduiront les automobilistes à privilégier les déplacements avec leurs véhicules personnels. Le parc automobile va donc continuer à vieillir en l’absence de nouvelles immatriculations.

Risques

  • Vieillissement du parc automobile
  • Utilisation des transports publics en baisse par peur du virus et congestion des axes routiers

Solutions

  •  Concertation avec les employeurs pour des plans de circulation coordonnés avec les horaires de télétravail.


Divertissements et événementiels en danger

Les secteurs du voyage et du divertissement seront probablement sujets à des changements profonds. Certaines entreprises actives dans ces secteurs n’y résisteront pas et fermeront leurs portes. L’hécatombe a d’ailleurs déjà commencé.

L’activité dans ces secteurs implique des concentrations de clientèle qui sont aujourd’hui incompatibles avec les règles sanitaires. Réinventer les conventions d’entreprises sera par exemple une gageure. Le secteur de la mode, dont la dynamique est rythmée par les défilés, sera également affecté. Les magnifiques défilés de Karl Lagerfeld pourraient-ils encore exister dans l’après Covid-19 ?

Le monde du spectacle devra tourner avec des capacités réduites, des salles à moitié vides pendant de nombreux mois, obligeant à la répétition des spectacles afin de satisfaire le plus grand nombre. Des solutions devront impérativement être trouvées pour diviser les coûts de fonctionnement de 50% afin de ne pas avoir à augmenter encore le prix des billets. On peut par exemple imaginer que les séances de cinéma seront plus nombreuses afin de rentabiliser l’infrastructure, que les spectacles les plus courts (théâtre, concert) se feront désormais sans entracte et que plusieurs séances seront enchaînées dans l’après-midi et en soirée.

La situation pour les musées et pour les expositions est plus contrastée. Il faut distinguer les hyper musées et leurs expositions de portée mondiale, et tous les autres lieux muséaux. Pour ces derniers, déjà habitués à des fréquentations plus faibles, il s’agira juste de réguler et lisser les entrées. Pour les premiers (Vatican, Louvre, MET, …) une régulation signifiera forcément perte de revenus. Les record d’affluence au Louvre par exemple (10,2 millions de visiteurs en 2018) ne seront pas ré-atteints de sitôt. La baisse drastique des voyages intercontinentaux sonnera le glas du tourisme asiatique et nord-américain dans les capitales européennes. Les hôtels haut-de-gamme boiront la tasse.

Risques

  • Désaffection des grands musées et creusement des déficits à cause de la limitation des entrées pour faire baisser la densité de visiteurs
  • impossibilité structurelle d’atteindre les seuils de rentabilité pour les spectacles vivants à cause des règles de distanciation sociale

Solutions

  • en plus des réservations d’horaires, réservation de trajets pour éviter la foule à certains endroits critiques
  • allongement des horaires pour répartir les visites (déjà pratiqué pour les très grandes expositions)
  • Augmentation du nombre de séances d’un même spectacle vivant sur une même journée
  • subvention des visites aux musées locaux jusque fin 2020 avec des chèques “culture”


Voyages et tourisme : la revanche du local

Le monde du tourisme va probablement connaître une crise profonde. Le transport aérien tournera au ralenti en 2020 et 2021 (voir notre analyse détaillée ici) et ne peut espérer un retour à la normalité que vers 2022. Les croisiéristes combinent les éléments défavorables et ont été l’objet de véritables drames en mer pendant l’épidémie. Les facteurs défavorables à ce secteur sont :

  • investissements massifs dans des bateaux de plus en plus grands
  • immobilisations corporelles gigantesques
  • frais de maintenance immenses même lorsque l’activité est à l’arrêt
  • concentration extrême des clients
  • taux de remplissage élevé nécessaire pour atteindre le seuil de rentabilité

Ce secteur ne pourra peut-être jamais se remettre de la crise et la probabilité est réelle que ces méga-paquebots soient immobilisés à jamais. La lagune de Venise se passera fort bien de ces touristes d’un jour.

Il est probable que le tourisme soit désormais plus local et plus centré sur le cocon familial. Les déplacements seront moins lointains, les maisons de campagne et secondes résidences seront privilégiées. Dans un contexte de baisse de pouvoir d’achat, le secteur de la location de mobile-homes pourrait connaître une croissance intéressante car il combine flexibilité, découverte et sécurité.

Risques

  • disparition des agences de voyage traditionnelles et trop peu différenciées
  • faillites des croisiéristes (bateaux géants) et perte d’emplois dans les chantier navals

Solutions

  • laisser mourir les croisiéristes opérant des bateaux géants (nuisibles à l’environnement et aux villes visitées)
  • favoriser le tourisme local et de qualité
  • imposer des taxes pour les voyages lointains en avion (>x heures)


La fin des salons professionnels et des foires ?

Jusqu’en février dernier, les foires commerciales (salons B2B) étaient considérées comme des acteurs centraux de marchés tels que l’art, l’automobile ou la technologie (pensez à la foire de Maastricht, au salon de Genève ou au CES de Las Vegas). Ces salons avaient connu une expansion continue, seulement interrompue par des dissensions internes comme dans le cas du salon de l’horlogerie de Bâle. En mars, le coronavirus a mis à genoux tout un système. Pour certains pays, comme l’Italie, le choc fut rude. L’Italie est le 4ème acteur mondial en termes de salons professionnels. Pour mesurer l’ampleur des conséquences, il faut donner quelques chiffres. En Italie, les salons professionnels réunissent chaque année 200 000 exposants et 20 millions de visiteurs, génèrent 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires et contribuent à hauteur de 50% aux exportations des entreprises qui y participent. La salon de l’alimentation SIAL, qui se tient tous les 2 ans, est un moteur incontournable du secteur alimentaire et réunit plus de 6000 exposants à lui seul à Paris.

La question à se poser est donc la suivante : les salons professionnels seront-ils encore possibles dans l’ère post-covid ? Des espaces d’exposition virtuels deviendront-ils la norme ? Nous ne croyons pas à la disparition des salons B2B, ni à leur remplacement par des événements virtuels. Pour avoir essayé ces derniers, la valeur ajoutée est bien trop faible au regard de ce qu’apporte un salon “physique”. Ne parlons ici pas des éléments de body language, de négociation, qui sont impossibles à capter dans un espace virtuel. Attardons-nous plutôt sur la possibilité, pendant un salon professionnel, de faire le tour d’un marché et de ses acteurs en peu de temps. Le salon professionnel est un accélérateur de business et pour cette raison le Covid n’aura pas sa peau. Ce qui nous semble clair toutefois c’est que de grands salons internationaux (NAB Las Vegas, CES Las Vegas, NRF New-York, Mobile World Congress Barcelone, SIAL Paris) nous semblent impossibles à tenir pendant au moins 6 mois.

Risques

  • les très grands salons ne pourront plus se tenir avant 6 mois
  • réduction de la capacité des salons et limitation du nombre d’exposants, entraînant une baisse de l’attractivité et de l’innovation

Solutions

  • solutions digitales de préparation des salons et des rendez-vous (déjà largement disponibles mais pas encore privilégiées)
  • répartition des méga-salons sur des espaces plus grands à travers une ville ou une région


Enseignement à distance : attention danger !

La fermeture des écoles a créé une situation sans précédent, qui a catapulté tous les enseignants dans le monde de l’enseignement à distance. Le secteur de l’enseignement a soudain changé de monde. Plus habitué à gérer les pénuries de papier-toilette, il a dû en une nuit apprendre à gérer des moyens informatiques. Le réveil dans le 21ème siècle a été brutal. Malheureusement l’enseignement officiel, mal préparé, ne s’en sort toujours pas et les acteurs privés, bien mieux organisés, sont en train de rafler la mise.

Si la technologie améliore l’enseignement traditionnel, peut-elle vraiment le remplacer ? L’enseignement à distance n’est pas la panacée. Les risques sont nombreux : manque d’interaction, décrochages, distractions, … l’enseignement “physique” a cet avantage qu’il place l’élève dans un cadre physique (la classe) qui l’oblige à se concentrer. N’oublions pas non plus que les capacités cognitives de l’enfant se forment grâce aux interactions et qu’à tout âge l’être humain à besoin des relations avec ses pairs pour se développer. L’enseignement à distance, monodirectionnel, n’apporte pas de réponse complète à tous ces défis.

Si l’enseignement à distance est amené à jouer un rôle important à l’avenir, un facteur de succès fondamental sera le contrôle et le suivi personnel. Il est impensable d’imaginer qu’un élève de 12 ans puisse être suffisamment discipliné pour travailler en autonomie complète devant un MOOC ou toute autre forme de cours à distance.

Risques

  • remplacement de l’apprentissage en présentiel par des solutions à distance
  • perte de contact avec certains élèves
  • manque de suivi à distance des enseignants
  • privatisation de l’enseignement

Solutions

  • suivi sérieux et quotidien à distance via les enseignants : utilisation de la visioconférence pour ne pas perdre le lien avec l’élève


Innovation technologique et 5G en panne

Les entreprises technologiques n’ont pas échappé aux effets néfastes de la crise du Covid-19. L’innovation a été ralentie voire stoppée par la paralysie des centres de recherche. Les ventes ont ralenti après la fermeture des magasins et les objectifs de vente pour 2020 ne seront pas atteints. Les chaînes de production (en Chine) ont été affectées et leur mise sur le marché sera retardée. Le nouvel iPhone 9 pourrait ainsi arriver sur le marché bien plus tard que prévu.

Les fibres optiques seront également fortement touchées par les effets du coronavirus. L’arrêt subi par la ville de Wuhan, où se trouve la plus grande concentration de fournisseurs dans ce secteur (de Fiberhome à Accelink), a ralenti la production, ce qui pourrait provoquer un effet domino même sur la 5G (la demande de fibre pour cette technologie est beaucoup plus élevée que celle de la 4G), qui se répercuterait à son tour sur la production de smartphones 5G.

Risques

  • retard dans le déploiement de la 5G (à cause de la dépendance de la Chine^)
  • retard dans le cycle d’innovation

Solutions

  • mise en commun des forces pan-européenne pour la production d’éléments cruciaux pour l’innovation
  • relocalisation des industries stratégiques


Illustrations : shutterstock

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Author: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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