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9 questions éthiques et juridiques que pose le metaverse

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Même si je crois peu à la vision du metaverse dont rêve Mark Zuckerberg, il est indubitable qu’il possède un potentiel marketing et business incroyable. La transition annoncée vers le web 3.0, couplée aux progrès de l’intelligence artificielle et à une puissance de calcul toujours plus grande, promet de vivre des expériences inaccessibles dans le monde réel. L’émergence de ces univers virtuels s’accompagne de toute une série de questions éthiques et juridiques.

Dans cet article j’identifie 9 questions éthiques ou juridiques qui concernent la vie dans le metaverse mais également la mort et le sexe.


Les expériences que la morale réprouve sont-elles acceptables dans le metaverse ?

La première question que je me suis posée en m’intéressant au metaverse, c’est le type d’expérience qui y sera proposé. Ce monde virtuel ouvre des possibilités inaccessibles dans le monde réel. Comme je l’évoquais ici, je pense que le secteur de la pornographie connaîtra une révolution. Cette révolution des relations sexuelles est d’ailleurs déjà à l’œuvre dans certains pays, comme au Japon (voir reportage ci-dessous).

Le metaverse ouvre en effet la possibilité à la réalisation de certains fantasmes. Parmi ces derniers, certains pourraient être moralement répréhensibles et soulever des questions éthiques et juridiques nouvelles. Comment réagir devant des comportements virtuels déviants ? Y aura-t-il une police du metaverse chargée de poursuivre les délinquants du monde virtuel ?


Pourra-t-on toucher d’autres avatars ?

Le metaverse rêvé par Mark Zuckerberg se vivra avec un casque de réalité virtuelle et une combinaison « haptique ». Il s’agira d’un vêtement permettant de reproduire des sensations de toucher sur le corps.

Même si cette perspective est encore lointaine, elle ne manquera pas de nous interroger sur ce qui se passera si quelqu’un nous « touche » dans le metaverse. Certains comportements pourraient-ils être jugés comme inopportuns et qualifiés d’agressions numériques ?


Pourra-t-on rentrer sur un terrain virtuel sans autorisation ?

Les metaverse sont actuellement très médiatisés à travers l’achat de terrains dans des mondes virtuels comme The Sandbox. Snoop Dogg qui a acheté un manoir virtuel, plusieurs entreprises ont acheté à prix d’or des emplacements sur des « artères commerciales » de mondes virtuels.

Si la propriété de ces biens numériques est attestée par la blockchain, quelles sont les règles qui vont s’appliquer pour y pénétrer ? Des règles d’accès seront-elles imposées qui ouvriraient la voie à des infractions numériques ?


Pourra-t-on tuer des avatars dans le metaverse ?

Dans le prolongement de la question précédente, pourra-a-t-on tuer dans le metaverse ? Le metaverse tel qu’il est présenté par Mark Zuckerberg n’est pas un jeu. C’est un univers virtuel dans lequel des personnes réelles interagiront via leurs avatars.

A l’image de la vie réelle, des situations extrêmes pourraient survenir. Des personnes pourraient se disputer, une situation de plus en plus courante avec la polarisation des opinions. Reste à savoir si le virtuel sera à ce point fidèle au réel qu’il sera possible d’attenter à l’intégrité numérique de l’avatar par des moyens issus du réel.

La vidéo ci-dessus montre que d’autres personnes se posent les mêmes questions (et y répondent de manière parodique pour le moment).


Pourra-t-on mourir dans le metaverse ?

Point d’organes vitaux dans le metaverse. Comment va-t-on dès lors mourir dans le metaverse ?
La mort sur les réseaux sociaux est un sujet déjà bien connu. Meta/Facebook a créé un statut spécial pour les « murs » des personnes décédées.

Le metaverse, de par sa dynamique, présente toutefois des spécificités qui remettent en cause les solutions mises en place par les réseaux sociaux. Que faire de l’avatar une fois que la personne à qui il appartenait sera décédée ? Va-t-on créer des espaces où « parquer » les avatars des personnes décédées ? Ou bien les avatars continueront-ils de coexister après leur mort dans le metaverse ? Dans ce dernier cas, les questions qui se poseraient seront du même type que pour les deadbots.


Les avatars pourront-ils être hackés ?

Le metaverse sera un univers numérique. Il n’y a donc pas de raisons qu’il échappe aux problèmes de hacking. Cela soulève d’ailleurs des questions intéressantes. Un avatar pourra-t-il être « pris en otage » ? Une rançon pourrait-elle être réclamée pour restituer un avatar ? La question est d’autant plus pertinente que les avatars se pareront dans le metaverse de NFT (chaussures, sacs, …) dont les prix sont déjà stratosphériques.

Une chose est certaine … si le hacking des avatars est possible, cela pourrait être une manière de le faire mourir dans le metaverse.


Comment gérer la question de l’héritage dans le metaverse ?

L’héritage des biens numériques n’est pas une question spécifique au metaverse. Elle est plus globale et se posera de plus en plus avec les NFT. Comment ces derniers seront-ils transmis ? Rentreront-ils dans le calcul des droits de succession ? Des impôts devront-ils être payés en cas de plus-value sur des NFT ? Cette dernière question a par exemple déjà été tranchée en Inde où une taxe de 30% est proposée sur les plus-values de cryptomonnaies.


Pourra-t-on avoir plusieurs avatars dans le metaverse ?

Déjà aujourd’hui, certains s’inventent des personnalités numériques en jonglant entre différents comptes sur les réseaux sociaux. Le concept d’identité dans le metaverse sera sans doute rendu très complexe par l’anthropomorphisme des avatars, c’est-à-dire leur apparence humaine.

Est-il éthiquement acceptable de se « démultiplier » dans le metaverse et, par là, de brouiller les pistes quant à sa vraie identité ?


Les avatars devront-ils avoir une forme humaine ?

Pour finir, la question de la forme doit également se poser. Devra-t-on obligatoirement se représenter sous des traits humains ou bien toutes les apparences seront-elles acceptables ? Dans ce cas, quel pourrait être la perception des autres personnes rencontrées dans le metaverse vis-à-vis d’un avatar dont la nature reste opaque ?

 

 

 

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Author: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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