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Etudes qualitatives : les questions ouvertes et fermées

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Depuis le plus jeune âge, on nous apprend ce que sont des questions ouvertes et des questions fermées. Qu’en est-il de ces termes appliqués aux méthodes de recherches qualitatives et notamment à des entretiens ?

Kathryn J. Roulston nous dévoile ses définitions d’une question fermée et ouverte dans le cadre d’entretiens qualitatifs dans l’Encyclopédie SAGE sur les méthodes de recherches qualitatives.

Sommaire

  1. Questions fermées
  2. Questions ouvertes

Questions fermées

Une question fermée offre, comme son nom l’indique, un nombre limité de réponses. L’interviewé pourra par exemple choisir une réponse parmi un panel de propositions données ou encore un simple « oui » ou « non ». Elles ont pour but de dégager une réponse précise, clairement identifiable et aisée à classer.

Ce type de question est notamment utilisé lors d’interviews ayant pour but d’être encodées suivant des critères préétablis. Aucune place n’est laissée à l’expression libre, comme c’est le cas pour les questions ouvertes.
Souvent, ce type de question est intégré dans des guides d’entretiens 1-to-1 et des focus groups et permet à l’interviewer de récolter la même information d’un large éventail de répondants, et ce sous le même format. En effet, les questions fermées sont pensées et orientées afin de suivre un schéma et un cadre prédéfini par l’interviewer.

Deux formes de questions fermées ont été identifiées par les chercheurs : les questions fermées explicites, où les répondants se voient proposer des réponses au choix, et les questions fermées implicites, qui incluent des suppositions quant aux réponses pouvant être formulées par les répondants.

Une question fermée explicite serait par exemple formulée ainsi : « combien de fois par semaine mangez-vous des pâtes : jamais, 1 à 2 fois par semaine, 3 à 4 fois, 5 fois par semaine ou plus ? »
La version adaptée sous la forme d’une question fermée implicite serait formulée comme suit : « combien de fois par semaine mangez-vous des pâtes ? ». L’interviewer suppose alors que les réponses seront données en chiffres.

Alors que certains chercheurs considèrent l’utilisation de questions fermées comme étant restrictives, d’autres voient en ces questions – associées à des questions ouvertes – la possibilité de générer différentes données propices à analyse. La façon dont ces questions fermées peuvent être utilisées, formulées, séquencées, et introduites lors d’entretiens, dépend considérablement des études et recherches menées en amont.

Read also: Mettre en place un questionnaire pour l’étude de marché quantitative

Questions ouvertes

Une question ouverte est une question laissant au répondant le loisir de s’exprimer librement sur un sujet donné. Ce type de question est, par opposition aux questions fermées, non directif et permet aux répondants d’utiliser leurs propres termes et d’orienter leur réponse à leur convenance.

Les questions ouvertes, et donc sans présomptions, peuvent être utilisées dans le but de voir quel aspect se détache des réponses, et ainsi pourraient être interprétées comme un fait, un comportement, une réaction, etc., communes à un certain panel de répondants.

Par exemple, nous pouvons très facilement imaginer des questions ouvertes telles que « décrivez votre routine matinale ». Les répondants sont alors libres de décrire leur routine avec leurs propres mots, ce qui est un point important à prendre en compte. En effet, le vocabulaire utilisé est également propice à analyse et sera un élément à prendre en compte dans l’adaptation d’un guide d’entretien par exemple, et/ou lors de l’élaboration d’un questionnaire quantitatif.

Comme nous vous le détaillons notamment dans notre white-paper sur l’étude de marché, une des recommandations à suivre, lors de l’utilisation de questions ouvertes, est de commencer par poser les questions plus générales pour finir par les questions allant plus dans le détail.
Par exemple, après avoir décrit une journée type, l’interviewer pourra demander des précisions sur un des aspects évoqués par le répondant. De plus, les questions ouvertes peuvent également être orientées afin que l’interviewé évoque son ressenti face à une situation qu’il ou elle aurait évoquée précédemment.

Il est essentiel pour l’interviewer de donner aux répondants un cadre lors de l’utilisation de questions ouvertes. Sans ce contexte, les interviewés pourraient se retrouver perdus face au large éventail de réponses possibles et cela pourrait nuire au bon déroulement de l’entretien.
Un autre point critique concernant ce type de questions réside dans l’aspect analytique qui s’ensuit. En effet, les répondants étant libres de formuler leurs réponses, les données récoltées seront moins faciles à classifier selon des critères fixes.

Bien entendu, l’utilisation de questions ouvertes lors d’entretiens n’exclut pas l’utilisation de questions fermées. Le fait d’alterner ces deux types de questions lors d’entretiens, que ce soient des interviews en 1-to-1, des conversations en groupes ou des focus groups, est propice, non seulement à conserver une certaine dynamique durant l’entretien, mais également à pouvoir cadrer certaines réponses tout en laissant certains champs d’expressions libres.
De manière générale, il est intéressant pour les différentes parties que l’interview se termine par une question ouverte où l’interviewer demande à l’interviewé si ce dernier a quelque chose à ajouter ou s’il ou elle a des questions.

Image : Shutterstock

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