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Podcast : impact sur le SEO et le trafic. Retour d’expérience après 3 mois.

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10 épisodes de mon podcast sont dans la boîte. Quelles sont les leçons que j’en tire ? En particulier quel a été l’impact des podcasts sur mon SEO ?

Je me suis lancé dans le podcasting comme complément à ma stratégie SEO. Après 3 mois et 15 épisodes enregistrés (mais pas encore tous diffusés), je tire un premier bilan. Audience, difficultés, je parle de tout sans tabous et vous lire en exclusivité l’évolution des chiffres de fréquentation de nos sites. Dans cet article vous trouverez également mes conseils pratiques pour bien vous équiper et verrez comment j’ai aménagé mon bureau en mini-studio d’enregistrement. 

Sommaire

Introduction

Quand on commence un podcast, on est souvent obnubilé par les aspects techniques : matériel d’enregistrement, formats d’enregistrement, … Logiquement la plupart des articles disponibles sur les podcasts visent donc à discuter de ces aspects. Je ne vais donc pas déroger à la règle mais j’aimerais tout de suite indiquer que les aspects techniques, pour importants qu’ils soient, ne doivent pas faire oublier l’essentiel : le contenu et l’utilité de ce format pour votre SEO.
Je vais donc découper cet article en deux :

  • les aspects techniques : je ne vais pas m’appesantir sur les sujets car il y a des spécialistes bien plus doués que moi pour parler de la technique. Je vais donc vous parler de ce qui marche pour moi et que vous pourrez donc copier pour obtenir un bon résultat
  • les aspects éditoriaux : ça c’est vraiment essentiel car les podcasts doivent s’intégrer dans une stratégie SEO plus globale.

Impact sur le SEO

Soyons clairs. Si je fais des podcasts c’est bien entendu pour rencontrer des gens inspirants et en apprendre toujours plus. Mais c’est également pour disposer de contenu susceptible d’influencer positivement le SEO de notre site. Le nombre d’écoutes des 8 podcasts que j’ai publiés reste modeste (environ 500 téléchargements) mais l’impact est autrement plus visible.
En effet, j’insère le podcast dans un article plus large de 1000 mots environ qui parle de l’entreprise dont le podcast est l’objet (voir un exemple ici ou ). J’aborde également une thématique plus générale : l’étude de marché, la recherche des premiers clients, l’innovation, etc … Le podcast sert donc de support à un sujet plus large qui est en ligne avec ma politique éditoriale. 
L’article me permet de créer du contenu qui d’une part est référençable, et d’autre part qui retient le lecteur plus longtemps (puisqu’il écoute en tout ou partie le podcast directement sur la page). Le temps de visite s’en trouve donc positivement impacté. Les articles sont aussi facilement partagés par les sociétés interrogées. Elles le reprennent sur leur fil Twitter, leurs pages Facebook ou Linkedin et certaines en parlent même sur leur site. Le podcast de Baptiste Derongs se classe ainsi en 12ème place des articles les plus consultés sur les 14 derniers jours.
S’il est trop tôt pour évaluer l’impact chiffré sur mon référencement, ce que je peux déjà vous dire c’est que nos statistiques de fréquentation sur le mois de Janvier 2020 n’ont jamais été aussi bonnes. Nous battons record sur record. Il est vrai que l mois de Janvier correspond également au lancement de notre série vidéo “Le Monde du Business avec Pierre-Raffaele” et que cela pourrait jouer un rôle. Vous voulez les stats ? Les voici.

Statistiques de fréquentation de nos blogs
(nombre de sessions uniques, Janvier 2020 vs. Janvier 2019)

  • En français : +17,72%
  • En néerlandais : +37,72%
  • En anglais : +62,20%

Aspects techniques

J’ai très vite compris que si je voulais produire des podcasts de qualité avec des invités de qualité, je n’avais qu’une alternative : soit passer mon temps à voyager pour les interviewer (ça coûte cher et ce n’est pas efficace), soit adopter des routines de travail plus efficaces qui permettent de réduire les coûts. J’ai donc opté pour 2 solutions très simples : la 1ère c’est de faire venir les invités dans le studio que je me suis aménagé ; la seconde c’est de faire des podcasts à distance dans des conditions proches du studio.
Mes podcasts sont publiés sur Libsyn car cette plateforme est la seule à être connectée à Deezer. Lorsqu’on publie plus que 30 minutes par mois, c’est le plan 250 à 15$/mois qui s’impose. Le désavantage de ce type d’abonnement c’est que vous ne pouvez créer qu’un seul show par abonnement. Comme j’ai l’intention de lancer aussi un format court de 3 minutes (je vous explique tout ici), il faudra que je paye un abonnement à 5$ en plus.

5 règles d’or pour un enregistrement de qualité

  1. Enregistrer sur des pistes audio séparées
  2. Disposer de micros de qualité
  3. Parler près du micro
  4. Avoir un filtre p
  5. Disposer d’une excellente isolation phonique pour éviter la réverbération

Podcasts en présentiel

La plupart des podcasts que vous écoutez se font en en face-à-face, dans un studio improvisé. Si vous voulez faire la même chose; vous pouvez investir dans un studio (non mais t’es sérieux là ?), en louer un (ça va faire cher le podcast), ou vous en faire un à domicile avec des bouts de ficelle. C’est l’option que j’ai choisie et je m’en suis sorti avec un budget de +/-500€ et pas mal de prises de tête pour obtenir un bon résultat.
Je parle de prise de tête car mes 3 premiers podcasts ont été parfaits au niveau de la qualité (voir ci-dessous l’exemple du podcqst n°1 avec Karim Debbah) et je n’ai pas réussi à reproduire ce niveau de qualité par la suite (il y avait toujours de la réverbération). J’ai fini par trouver la solution en plaçant des rideaux derrière le micro (voir plus bas les photos de mon studio amateur).

Voilà le matériel dans lequel j’ai investi :

  • 2 micros Marantz Professional MPM1000 (42,50€ pièce)
  • 2 boucliers acoustiques sur pied (60€ / pièce)
  • 1 enregistreur zoom H6 que j’avais déjà acheté pour la réalisation de nos vidéos (260€)
  • 2 filtres p qui me permettent aussi de matérialiser la distance idéale à garder avec le micro (3,65€ / pièce)
  • 5 crochets (5€)
  • une tenture épaisse (suspendue aux crochets, voir photo ci-dessous).

A la réflexion, j’aurais sans doute été plus avisé d’acheter un bras télescopique pour les micros mais dans ce cas j’aurais dû faire un trait sur le bouclier acoustique. Quel est le problème avec les pieds des boucliers acoustiques ? Ils gênent parfois les invités quand ils sont assis. Pour se rapprocher du micro la position du corps est parfois contraignante et il y a toujours risque de toucher le pied et de faire du bruit. A vous de voir ce que vous préférez.


Podcasts à distance

A moins d’être un média hyper connu et de faire se déplacer les gens, au début il va vous falloir être malin pour lancer votre podcast. En particulier, si vous voulez avoir de bons invités vous avez intérêt à les interviewer là où ils sont. Si vous avez des ambitions éditoriales et que vous voulez faire de la qualité, c’est tout simplement ingérable. Vous ne pouvez pas passer votre temps à aller rendre visite à vos invités avec votre matériel. Le podcast à distance s’impose donc comme une solution de choix pour faire des programmes de qualité et aller au-delà de son horizon géographique immédiat.
J’ai donc fait pas mal de recherches online (cet article m’a été utile) et ai trouvé un système qui fonctionne bien pour moi. Il s’agit de Cast, une plateforme online qui enregistre les voix des participants sur des pistes audio séparées (comme le ferait un Zoom H6). Il faut toutefois disposer d’un excellent micro USB (j’ai opté pour un modèle Rode NT-USB à 110€) et vos invités devront également disposer d’un micro externe. Inconvénient de cette plateforme : elle ne fonctionne que sous Google Chrome et les fichiers ne sont disponibles qu’au format .mp3. Comme je sais que le format d’enregistrement est un sujet souvent débattu, je me suis donc fendu d’un petit encart (voir ci-dessous).

Faut-il forcément enregistrer tout en .wav ?

La réponse est non. Si la qualité de l’enregistrement est mauvaise en .wav il ne sera pas plus possible de l’améliorer que si votre fichier est en mp3. Votre priorité est donc d’avoir un enregistrement de qualité irréprochable. Pour les enregistrements à distance j’utilise Cast qui donne d’excellents résultats et qui enregistre tout en .mp3

Pour réduire un maximum le bruit dans mon bureau aménagé en studio, j’ai fixé 5 crochets au plafond. Ils me permettent d’accrocher une lourde tenture (récupérée chez mes parents) devant la fenêtre. Cela permet de réduire encore la réverbération du son et couper les sons parasites qui pourraient venir de l’extérieur. Ce n’est pas super beau mais le résultat est très bon et une fois le podcast terminé vous pouvez tout démonter.


 

J’hésite encore à acheter de la mousse phonique. Le prix est dérisoire mais la place prise une fois le podcast terminé est ce qui me rebute. En tout état de cause la technique des rideaux fonctionne bien. Alors que sur mes premiers podcasts on pouvait entendre la réverbération de la pièce, avec les rideaux c’est très bien amorti et la qualité du son est incomparable. Le seul souci c’est que vos invités ne seront pas dans les mêmes conditions d’enregistrement et cela va s’entendre. Vu de près ça donne ça (voir image ci-contre).


Mon home studio se perfectionne pendant la crise du Coronavirus (mise à jour du 19/03/20)

Confinement pendant le Coronavirus oblige, j’en ai profité pour améliorer quelque peu les conditions d’enregistrement de mes podcasts.

J’avais entre temps cédé à la tentation de la mousse insonorisante que j’ai achetée en panneaux de 2x1m. Avec quelques crochets fixés dans le faux-plafond j’ai pu suspendre les panneaux devant la fenêtre et faire barrière aux bruits venant de l’extérieur. C’est très efficace. Raffinement supplémentaire, puisque je dois faire également des vidéos de la maison désormais, j’ai suspendu un fond photo directement sur les panneaux de mousse. C’est bien stable et la mousse, en plus de sa fonction insonorisante, fait barrière à la lumière venant de l’extérieur.


Préparation pour le podcast

J’ai été positivement surpris après mes 3 premiers podcasts par la facilité avec laquelle ces derniers se déroulaient. Je prépare avant chaque podcast une “conduite” (comme une conduite en radio) que je partage avec mon invité. Cette conduite constitue un peu la trame de l’émission mais je m’autorise toutefois à m’écarter des sujets initialement prévus pour approfondir un aspect particulier ou challenger mon invité.
Si vous maîtrisez le sujet, il résulte forcément que vous posez des questions pertinentes. Les réponses ont donc une valeur ajoutée pour celui ou celle qui écoute le podcast. Plutôt qu’une conversation mièvre, je m’astreins donc à challenger mon interlocuteur, à lui poser des questions difficiles qui requièrent d’aller au-delà des poncifs habituels. La plupart des poncifs m’ennuient car ils restent en effet à la surface des choses.
Il reste que mon format actuel ne me satisfait pas encore et que mon expérience de terrain me pousse désormais à explorer des formats alternatifs (c’est ce que j’explique dans le paragraphe suivant).

Les 6 instructions que je communique à mes invités avant un enregistrement à distance

  1. Prévoyez un microphone externe (micro-cravate par exemple ou casque avec micro incorporé). Le micro de la webcam est proscrit. Il donne des résultats catastrophiques car il est omnidirectionnel.
  2. Assurez-vous d’avoir Chrome installé sur votre ordinateur (Cast ne fonctionne qu’avec Chrome)
  3. Assurez-vous d’avoir une bonne connexion internet
  4. Isolez-vous dans une pièce bien insonorisée et sans écho. Attention : chaque bruit (porte qui claque, collègues qui parlent, …) sera capté et nuira à la qualité de l’enregistrement.
  5. Mettez votre téléphone portable sur mode avion avant de commencer. Assurez-vous qu’en mode avion le wifi soit bien coupé également.
  6. Fermez Outlook, Whatsapp et toute application susceptible d’envoyer des notifications qui pourraient se faire entendre pendant le podcast

Une ligne éditoriale plus forte et de la valeur ajoutée plus tangible

Aussi intéressants que les podcasts puissent être pour moi, je me rends compte que le format reste indigeste pour la plupart des auditeurs. Qui a encore le temps d’écouter une émission de 15 minutes ?
Si l’utilisateur est en recherche active d’information, mon intuition me dit que je dois fournir un format beaucoup plus court, synthétique et encore plus concentré en informations. Je pense donc créer deux lignes distinctes de podcasts. Le premier sera un format très court (3 min, en anglais) et le second un format plus long, conversationnel.

Format court

Le format court est celui que je destine en priorité à la synthèse de sujets compliqués. J’aimerais en particulier créer une série permettant de vulgariser des études scientifiques récentes en rapport avec le marketing, l’entrepreneuriat ou le Big Data. Les publications scientifiques étant principalement en anglais, ce format court sera nécessairement enregistré en anglais également. Compte tenu des contraintes temporelles, seules 3 questions pourront être posées. Si vous avez des idées pour le nom du podcast, je suis preneur.

  1. Quel était l’objectif de votre recherche ?
  2. Quels en sont les résultats principaux ?
  3. Comment les appliquer dans la vie réelle ?

Format long

D’autre part, malgré le plaisir que je prends à parler marketing et entrepreneuriat, mon intuition me dit aussi que les podcasts longs que je réalise avec des entrepreneurs doivent être beaucoup plus structurés. A la manière des interviews écrites que je réalisais en 2019, je vais essayer de diviser ces podcasts en “chapitres”. Ainsi je pourrai à la fois proposer le podcast entier de +/- 15 minutes dans un format homogène entre épisodes, mais également découper chaque chapitre pour les insérer dans mon article de blog. Comme tout le monde n’a pas forcément envie d’entendre toute l’histoire, cela me semble opportun. De cette manière je vais aussi pouvoir recycler plus facilement mes enregistrements afin de les proposer ici et là, dans d’autres articles. C’est le principe de l’upcycling. Voici les chapitres auxquels j’ai pensé :

  • Chapitre 1 : votre expérience entrepreneuriale en 3×3 points
  • Chapitre 2 : la genèse de l’idée entrepreneuriale
  • Chapitre 3 : la validation de l’idée entrepreneuriale
  • Chapitre 4 : le démarrage
  • Chapitre 5 : le décollage
  • Chapitre 6 : le futur


Conclusion : faut-il investir dans le podcasting ?

J’étais dubitatif par rapport au podcasting et à ses effets sur le SEO. En effet les podcasts ne sont pas encore référencés nativement dans Google. Il faut encore taper les mots-clés + “podcast” pour que ces dernières apparaissent dans les résultats de recherche (voir capture d’écran ci-dessous). Mais j’ai bon espoir que les podcasts soient un jour directement intégrés dans la première page de résultats, comme le sont aujourd’hui les vidéos. Ce jour-là, mes efforts porteront vraiment leurs fruits car j’aurai été le premier dans mon domaine à investir dans ce format.


Mais même sans ça, je suis assez satisfait après seulement 10 épisodes produits. Nos statistiques de fréquentation sont exceptionnelles, notre SEO n’a jamais été aussi bon. Mais honnêtement ce ne sont pas les 500 téléchargements des 8 podcasts publiés qui y sont pour quelque chose. Je pense plutôt que ce sont les articles, créés autour des podcasts, et leur propagation sur les réseaux sociaux qui nous permettent d’attirer du trafic supplémentaire. Au final, et comme toujours, c’est le contenu qui est la clé pour créer et fidéliser une audience. Et c’est exactement ce à quoi je m’astreins : essayer de créer du contenu original, utile et de qualité autour du marketing et de l’entrepreneuriat. Si le podcasting vous intéresse et que vous souhaitez avoir des conseils, n’hésitez pas à me contacter.

 

Images d’illustration : shutterstock

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Author: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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