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Banques et metaverse : exemples, cas d’usage et perspectives

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Les banques se lancent dans le metaverse. Certaines d’entre elles en tout cas. Mais pour quoi faire ? Quel avantage concurrentiel une banque tire-t-elle de sa présence dans le metaverse ? Découvrez dans cet article 5 exemples de banques déjà présentes dans le metaverse, une analyse de la situation actuelle, ainsi que des perspectives à moyen et long-terme.


Exemples de banques qui se lancent dans le metaverse

Les banques qui se lancent dans le metaverse se comptent actuellement sur les doigts d’une main. Pour la plupart d’entre elles cela revient à acheter un terrain sur The Sandbox ou Decentraland et à y ouvrir un espace de représentation. Il n’y a à l’heure actuelle pas vraiment d’espaces interactifs. Il s’agit plutôt de lieux à visiter où la banque diffuse quelques messages.


JP Morgan

Retrouver JP Morgan dans le metaverse est un peu une évidence. La banque d’affaires a en effet publié un rapport où elle estime à 1000 milliards de dollars les opportunités business qu’il représente.

JP Morgan a acquis un espace commercial dans le centre commercial virtuel Metajuku sur Decentraland. Pour ceux qui ne comprennent pas la dernière phrase, la vidéo ci-dessous vous donnera une idée de ce qu’est un centre commercial virtuel.

L’expérience proposée par JP Morgan dans le metaverse est basique et au final assez pauvre. Les visiteurs de l’espace commercial sont accueillis par un tigre rugissant et un portrait du CEO, tout sourire. Si vous n’êtes pas déjà découragé, vous pouvez monter à l’étage.


HSBC

HSBC dispose depuis Mars 2022 d’une parcelle de terrain sur The Sandbox. La vidéo ci-dessous ne donne pas vraiment d’indications sur les intentions de HSBC dans le Metaverse. A part un visuel à la Minecraft, il n’y a pas grand-chose à conclure de la vidéo sinon que HSBC « occupe le terrain ».


Standard Chartered

Standard Chartered a annoncé en Mai 2022 avoir acquis une parcelle de terrain sur Decentraland. A ce stade il n’y a aucune information supplémentaire et bien entendu aucune réalisation visible.


Caixa

La banque espagnole Caixa dispose d’un café virtuel sur Decentraland. Il a été lancé par la filiale Imagin en charge de l’innovation digitale. Le projet a été nommé « imaginLAND ».


Siam Commercial Bank (SCB)

En Thaïlande, la SCB dispose d’un salon virtuel sur The Sandbox. La vision de la banque pour l’utilisation du metaverse a été débattue lors d’un événement intitulé « Open House in the Metaverse ».



A l’heure actuelle les banques présentes dans le metaverse ne disposent que d’espaces de représentation mais ne proposent pas d’interactions avec les visiteurs virtuels.


banner metaverse

A quoi sert le metaverse pour une banque ?

Pourquoi une banque devrait-elle se lancer dans le metaverse ? La question mérite d’être posée. A ce stade du développement du metaverse, il n’y a que 3 explications :

Pour occuper le terrain

Certaines banques croient dans le potentiel du metaverse. Leurs investissements visent donc uniquement à « occuper le terrain » et à bloquer l’arrivée de concurrents. Rappelez-vous en effet que l’offre de terrains sur The Sandbox ou Decentraland (les 2 metaverses les plus connus) est limitée. Comme dans la vraie vie, les banques espèrent donc que achat d’emplacements potentiellement stratégiques leur conférera un avantage concurrentiel dans le futur. Le raisonnement suivi est donc celui d’un avantage du premier entrant (« first-mover advantage » en anglais).


Apprentissage

Au-delà de la stratégie d’occupation du terrain virtuel qu’on retrouve dans d’autres secteurs, les banques sont au début de leur courbe d’apprentissage. Leur présence dans le metaverse leur sert pour l’instant à se « faire la main », c’est-à-dire à expérimenter de nouvelles manières de livrer de la valeur à leurs clients.

Sans doute estiment-elles que les coûts d’expérimentation sont encore faibles au regard de ce qu’ils pourraient devenir dans le futur. Le metaverse en est encore à ses balbutiements aujourd’hui et en l’absence de pression il est encore aisé de tester sans devoir atteindre des objectifs précis.


Image de marque

Pour finir, les investissements des banques dans le metaverse servent également des objectifs d’image.  Au centre de cette stratégie se situent bien entendu les « early adopters ». Le metaverse est intimement lié aux NFT, à l’univers des cryptos et par voie de conséquence …. aux jeunes générations. Les banques, ces dinosaures qui ne s’éteignent jamais, ont à cœur de plaire à cette jeune génération. Se servir d’une présence dans le metaverse pour témoigner de leur modernité ne serait pas une stratégie marketing incongrue.

Et puis le metaverse, au-delà de montrer sa modernité aux clients, permet également de bien se positionner vis-à-vis des profils rares (voir à ce sujet notre article sur le recrutement dans le metaverse). Il y a fort à parier que les banques chercheront par ce biais à s’attirer les bonnes grâces des développeurs, data scientists et autres profils IT toujours à la recherche de LA société qui les aidera à embellir leur CV.



Quelles perspectives pour le monde bancaire dans le metaverse ?

Quand on parle des perspectives du metaverse, certains s’emballent. JP Morgan a par exemple produit un rapport qui chiffre les opportunités en centaines de milliards de dollars. Cela semble beaucoup en regard des possibilités actuellement offertes par le metaverse pour les entreprises. Et cela fait bien entendu abstraction de tous les défis, notamment éthiques, posés par le metaverse.

Perspectives dans le paiement

Ce qui est sûr toutefois, c’est que l’extraction de valeur dans le metaverse passera forcément par une infrastructure bancaire dédiée. Toutes les opportunités prédites par JP Morgan ne pourront se matérialiser que si des paiements peuvent avoir lieu dans ce nouvel espace. Or, qui dit paiement dans le metaverse entend forcément le refrain de la blockchain et des cryptomonnaies.

En faisant leurs premiers pas dans le metaverse, les quelques banques que nous avons citées entendent être des pionniers de la finance décentralisée (DeFi). L’expertise accumulée dès à présent leur permettra, espèrent-elles, de trouver des relais de croissance en se taillant la part du lion.


Relais d’acquisition client

A plus long terme, le metaverse peut également être un relais pour l’acquisition client. Si les services bancaires se virtualisent vraiment dans le metaverse, une nouvelle clientèle technophile pourrait y voir un intérêt et privilégier les banques qui leur ressemblent.

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Author: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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