Le blog de l'agence marketing IntoTheMinds
Etude de marché et coaching d'entrepreneurs

Menace sur Facebook ! Les américains suppriment massivement l’application

Partager cet article sur

Une récente étude publiée par le Pew Research Center, l’un des principaux instituts d’études de marché indépendants aux Etats-Unis, met en lumière un phénomène qui pourrait se révéler être la menace la plus importante à laquelle Facebook ait jamais dû faire face. Possible conséquence du scandale Cambridge Analytica, ce rapport révèle que les utilisateurs américains suppriment massivement l’application Facebook de leur smartphone. Pire encore, ceux qui la désinstallent sont les plus jeunes utilisateurs. Comme le dit le Pew Research Center :

« 44 % des jeunes utilisateurs (âgés de 18 à 29 ans) déclarent avoir supprimé l’application Facebook de leur téléphone au cours de la dernière année, soit près de quatre fois plus que la proportion des utilisateurs âgés de 65 ans et plus (12 %) ».

Que nous apprend cette étude sur l’avenir de l’application n°1 des médias sociaux ? Pouvons-nous croire les résultats de cette étude de marché ? Que se passe-t-il dans la tête des utilisateurs de Facebook ?
Si vous voulez en savoir plus sur cette situation unique nous vous invitons à lire l’article ci-dessous.

Les suites du scandale de Cambridge Analytica

Selon l’étude, environ 64% des jeunes utilisateurs américains ont ajusté leurs paramètres de confidentialité dans Facebook depuis le scandale Cambridge Analytica. Ce pourcentage diminue avec l’âge de l’utilisateur (seulement 12 % pour les utilisateurs âgés de 65 ans et plus).
L’enquête révèle également que 9% des utilisateurs ont téléchargé leurs données depuis que cette option a été rendue disponible par Facebook (une conséquence de GDPR, voir cet autre article sur le sujet).

Pouvons-nous croire les résultats de cette étude ?

Il n’y a aucune raison de douter des résultats de cette étude. La question posée sur la désinstallation de l’application est assez simple : la réponse est soit « oui » ou « non » et ne fait pas appel à l’interprétation du répondant.
La réalité des résultats (que seul Facebook peut évaluer) est plus discutable lorsqu’il s’agit de questions qui demandent au répondant d’évaluer son propre comportement. Des normes sociales peuvent entrer en ligne de compte ce qui peut amener le répondant à avoir une vision biaisée de son propre comportement. Nous en avons donné un exemple dans un autre article où les utilisateurs surévaluaient la fréquence de suppression de leurs cookies.

La fatigue de Facebook : un phénomène qui prend de l’ampleur

Ce que cette recherche révèle est un phénomène que la plupart d’entre nous ont déjà ressenti : la fatigue de Facebook. Le scandale Cambridge Analytica n’a été qu’un argument de plus pour que les utilisateurs se sentent moins « attachés » au réseau social. En fin de compte, lorsque l’utilisation diminue un phénomène de désaccoutumance s’instaure et vous avez tendance à trouver des substituts. Instagram (et en particulier les Instagram stories) font partie de ces substituts. Le problème c’est qu’Instagram est beaucoup moins rentable que Facebook.

Conclusion

Si les résultats de l’étude sont vrais (et il n’y a pas de raison de croire qu’ils ne le sont pas), le cours de l’action Facebook devrait baisser fortement. Nous pensons qu’il y a toujours une bulle financière autour des entreprises technologiques (la plus grande partie de la croissance du marché boursier est d’ailleurs tirée par les entreprises technologiques) et que les investisseurs réaliseront tôt ou tard que ces entreprises sont surévaluées (cela arrivera-t-il après les élections de mi-mandat si les républicains perdent leur majorité ?).

Image: shutterstock

Étiquettes : ,

Auteur: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

Partager cet article sur

Envoyer un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *