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[Podcast] Analyse du marché des assurances auto connectées

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Les assurances qui se basent sur l’usage que vous faites de votre véhicule sont présentes sur le marché depuis longtemps. Certains assureurs en ont même fait leur marque de fabrique. Une nouvelle génération d’assurances connectées vient leur faire concurrence. Elles utilisent une boîte noire ou une application mobile afin d’analyser votre façon de conduire. C’est sur cette thématique que nous allons nous pencher aujourd’hui grâce à l’analyse de marché que nous livre Geoffrey Laloux, Senior Manager chez Initio.

Sommaire

Les données à retenir sur les assurances auto connectées

  • Environ 17% des conducteurs italiens ont souscrit une assurance auto connectée.
  • Entre 3% et 6% des assurances auto sur le marché anglais sont “connectées”.
  • Le reste de l’Europe reste timide face à ce nouveau type d’assurance.

Les assurances connectées (hors automobile)

Outre les assurances auto connectées, il existe d’autres initiatives en termes d’assurances connectées, notamment dans le domaine de la santé, avec des bracelets connectés. Geoffrey Laloux dépeint une situation juridiquement compliquée puisqu’il est estimé comme contraire à la déontologie d’ajuster la prime d’assurances des clients sur base de leur état de santé présumé.

Les assureurs ont de l’appétence pour la data. Ils veulent recevoir des données et établir une relation continue avec leurs assurés.

L’assurance santé connectée : comment ça marche ?

  • Les assureurs offrent une réduction à des assurés qui acceptent, en retour, d’être suivis.
  • En France, il s’agit souvent d’une réduction à la souscription d’un contrat. La réduction pour l’assurance (santé) connectée est donc déjà comptabilisée à la signature du contrat sans que l’assuré n’ait pleine connaissance de son état de santé.
  • Ces assurances sont l’occasion, pour les assureurs, de récolter de nombreuses données plutôt que de tarifer l’assurance en fonction de l’état de santé réel de l’assuré.
  • In fine, l’assuré bénéficie de sa réduction s’il a rempli sa part du marché. Dans le cas contraire, il payera simplement le prix de l’assurance classique.

Au-delà des assurances connectées, de nombreux objets et systèmes connectés permettent de monitorer, détecter les besoins et éviter les fraudes. Geoffrey Laloux prend ici l’exemple du secteur de l’immobilier qui voit diverses solutions connectées se greffer à la gestion d’un bâtiment (détecteurs de fumée, détecteurs de fuite d’eau, etc.) dans le but de réduire les dégâts et prévenir certains risques. Ces éléments sont toutefois annexes aux primes d’assurances. Nous en avons donné un exemple dans une vidéo consacrée à la startup Shayp.

On joue sur la prévention et sur la diminution des dégâts en cas de problème mais il n’y a pas vraiment de prime qui soit adaptée en fonction de l’usage.



Les assurances auto connectées en Europe

En Europe, l’Italie se dégage des tendances européennes en ce qui concerne les assurances auto connectées puisque près de 17% des conducteurs italiens disposent d’une assurance connectée. Cette assurance au comportement peut leur permettre de bénéficier de 10% à 40% de réduction sur leur prime habituelle. En Angleterre, entre 3% et 6% des conducteurs auraient souscrit à une assurance auto semblable. Quant au reste de l’Europe, les consommateurs semblent plus réticents face à ces nouveaux modèles de primes d’assurance.

Pourquoi le pourcentage est-il si élevé en Italie ?

En Italie, les primes d’assurance sont très élevées (environ 1 000 euros par an pour une petite citadine) de même que le taux de fraude, ce qui entraîne deux réactions :

  1. Les conducteurs cherchent à réaliser des économies sur leurs primes d’assurance
  2. Les assureurs poussent ces primes pour lutter contre la fraude et justifier leurs prises de décisions auprès des assurés (refus, négociations, etc.)

En comparaison, la Belgique et la France sont des marchés dominés par les courtiers en assurance qui bloquent en partie le marché. C’est sans parler de la forte compétition qui freine la possibilité de proposer des réductions conséquentes : les -40% envisagés pour certains conducteurs italiens ne sauraient être proposés dans les pays francophones de l’Europe.


Les initiatives belges autour des assurances auto connectées

AXA et P&V proposent des assurances connectées, ou du moins des assurances au comportement. AXA Drive Experience est une assurance au comportement destinée aux jeunes conducteurs ayant leur permis de conduire depuis moins de 4 ans. Les assurés installent un boîtier dans leur véhicule mesurant l’accélération, le freinage, la vitesse, la géolocalisation. La réduction sur la prime d’assurance avoisine les 20% la première année et jusqu’à 40% l’année suivante sous condition que le conducteur soit considéré comme un « bon conducteur ». Cette initiative du groupe AXA est proposée par la marque d’assurance mais également via différents constructeurs automobiles comme le groupe PSA ou BMW.

L’initiative lancée par P&V est très semblable et s’adresse également aux jeunes conducteurs.

AG Assurances quant à eux travaillent en partenariat avec Proximus (opérateur téléphonique) sur une étude d’une durée de 6 mois. L’objectif est d’équiper une flotte de véhicules avec des boîtiers connectés afin de recueillir des données et mieux comprendre le comportement des assurés.

[Les assurances connectées] restent soit des produits de niche, soit des concepts. Il n’y a pas encore vraiment de produit mainstream.


Les avantages et inconvénients des assurances connectées

Bénéfique pour les assureurs et les assurés

D’après Geoffrey Laloux, souscrire une assurance à l’usage ou au comportement est bénéfique pour l’usager puisque celles-ci sont pensées avec l’objectif de réaliser des économies. Dans le pire des cas, si l’assuré ne bénéficie pas de la réduction proposée, il payera la prime standard, celle qu’il aurait dû payer s’il avait souscrit une assurance traditionnelle. Les « mauvais profils » ne sauraient être pénalisés financièrement via ces assurances au comportement, du moment où aucun sinistre n’a été déclaré.

Les risques de hacking

Geoffrey Laloux explique que, en effet, il est toujours possible de hacker un dispositif ou un autre, certains étant toutefois plus compliqués à pirater. Nous avons couvert dans un autre article différents exemples de hacking des algorithmes.

Les possibilités d’influencer les données dépendent principalement de la forme prise par la collecte de ces données :

  • via le smartphone et les données GPS ou 3G, 4G où il suffit de passer en mode avion pour déconnecter la collecte de données
  • via une boîte noire installée par le constructeur ou un spécialiste et qui est reliée aux systèmes de mesure du véhicule

La question du piratage est également un point crucial de ces assurances connectées. Les constructeurs automobiles en sont d’ailleurs déjà conscients puisqu’ils sont nombreux à bloquer l’accès au port OBD (On-Board Diagnostics) qui enregistre l’historique du véhicule. De plus en plus en effet, l’accès aux données du véhicule se fait via un outil spécifique, un numéro d’enregistrement, et bien entendu doit être réalisé par un garage et du personnel agréé. Il faut donc que la relation entre assureurs et assurés soit dûment enregistrée chez le constructeur et/ou le garage agréé.

Ces boîtes noires […] enregistrent des paramètres mais elles ne permettent en aucun cas de contrôler l’organe qui envoie les paramètres, donc je peux calculer quelle est l’accélération d’un véhicule, mais en aucun cas je ne peux contrôler l’accélération du véhicule.

En bref, les données calculées peuvent potentiellement être piratées et modifiées mais, soyez rassurés, un tiers ne sera pas en mesure de prendre contrôle de votre véhicule.

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Images d’illustration : shutterstock

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