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Road trip en Islande : récit de 12 jours incroyables

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Ce long billet est le récit de notre récent voyage en Islande. Faire ce voyage faisait partie des bonnes résolutions que j’avais prises en 2016 et je suis vraiment content d’être passé au stade de la concrétisation. J’ai déjà expliqué dans les grandes lignes ce que j’ai retiré de ce voyage.
Avant de vous jeter sur les photos, notez qu’aucune n’a été photoshopée. Les effets que je crée dans mes photos se limitent à ce que je peux obtenir avec des filtres (polarisant ou gris), en jouant sur le temps d’exposition et mes différents objectifs.
Ceci étant dit, profitez des photos et de ce petit récit de 12 jours extraordinaires.

Jour 0: en route pour Borgarnes

Pour ce voyage, nous avons décidé d’explorer l’Islande à partir de 3 points de chute. Le premier était situé dans la partie ouest du pays, à Borgarnes (une petite ville de 1000 habitants, en vert sur la carte Google ci-dessus). C’est de là que nous sommes partis chaque jour pour des excursions de 10 heures en moyenne à bord de notre petit SUV loué chez Geysir.
Le logement réservé sur AirBnB était très bien situé et entouré de beaux paysages et de chevaux. Dès le premier soir j’ai pu capturer la beauté des chevaux islandais et de la nature environnante. Un ciel de tempête a ajouté une touche dramatique à la scénographie déjà attirante des lieux.

Jour 1: observation des baleines à Olafsvik

Après un réveil aux aurores le premier jour à cause du décalage horaire je commence à prendre des photos à environ 6h du matin ; le soleil est déjà levé et la campagne autour de notre lieu de villégiature est superbe.

Pour notre première journée en Islande j’avais réservé une balade en bateau de 3h à Olafsvik pour tenter d’observer les baleines (avec Laki Tours que je recommande). J’avais lu que Husavik était le meilleur endroit pour observer les cétacés, mais j’ai quand même pris le risque de partir d’Olafsvik car Husavík était vraiment trop loin. Nous n’avons pas été déçus. Les comptes rendus quotidiens publiés par Laki Tours sur Facebook m’ont permis de constater que l’observation était quasiment systématique, à une ou deux exceptions mensuelles près. Lors de notre voyage, j’ai eu la chance d’apercevoir la première baleine de Minke (très loin du bateau toutefois) et peu de temps après nous sommes tombés sur un groupe de baleines pilotes (globicéphales) qui sont venues au plus près du bateau pour y jouer et se faire admirer.
C’était la première fois que je voyais des baleines et ce souvenir restera gravé à jamais. Si vous choisissez Laki Tours, assurez-vous de vérifier quotidiennement leur page Facebook pour avoir une idée de la probabilité de voir des baleines.

Jour 2: Raudfeldsgja, Arnarstapi, tunnel de lave Vatnshellir

Nous avons tellement aimé les paysages de la péninsule du Snaefellness que nous avons décidé d’y revenir le jour suivant. J’avais lu qu’une randonnée intéressante pouvait être faite à partir d’Arnarstapi. Sur notre chemin vers ce village nous nous sommes arrêtés aux gorges de Raudfeldsgja. La puissance qui se dégage de cette montagne est impressionnante et la vue de l’intérieur des gorges vaut vraiment le détour (il vous faudra pour cela remonter la rivière et vous mouiller un peu les pieds).

Après une courte randonnée le long des falaises d’Arnarstapi (où vous pourrez observer de magnifiques formations basaltiques), nous sommes allés à Vatnshellir pour explorer un tunnel de lave. Mon fils a adoré. Outre la découverte de cet environnement unique qui se prête à une leçon de géologie, je recommande la visite pour les sensations qu’elle procure. Non que vous fassiez des descentes en rappel (un escalier a été aménagé) mais parce que vous pourrez vraiment ressentir ce qu’est l’obscurité. Passer sa main à 1 cm devant son visage et ne rien voir est une sensation étrange.

Sur le chemin du retour nous nous sommes arrêtés assez longuement à Grundarfjördur pour profiter de la vue sur le Kirkjufell et les cascades à quelques centaines de mètres de là. J’y ai passé une trentaine de minutes à pratiquer la photographie et y ai pris ce que je pense être un des meilleurs clichés du voyage.

 

Jour 3: Cascades de Hraunfossar et de Barnafoss

Notre troisième jour a été plus léger que les deux précédents. Un peu moins de route au programme avec l’exploration de la région à l’est de Borgarnes. Le tunnel de lave de Volgemir (le plus long d’Islande) nous tentait bien mais l’expérience de la veille nous avait suffi. Les cascades de Hraunfossar et Barnafoss ont donc reçu une visite prolongée de notre part. Sur le chemin du retour nous avons fait un crochet pour acheter quelques tomates locales aux sources d’eau chaude de Deildartunguhver. Une visite à Reykholt nous a également permis de visite ce haut lieu de la religion et sa petite église.

Pour une fois nous sommes revenus à Borgarnes avant que tous les magasins ne ferment. Une petite promenade dans le centre du village nous a permis d’apprécier la vue sur les montagnes et de nous divertir en regardant un match de football atypique, au bord du lac avec les montagnes en arrière-plan.

 

Jour 4: Þingvellir, Geysir et Gullfoss

Le quatrième jour a sonné l’heure pour nous de rejoindre notre deuxième point de chute dans le sud du pays (à Hvolsvöllur, en vert sur la carte ci-dessus). J’avais choisi d’utiliser ces 200 km de parcours pour nous arrêter à Geysir, Gullfoss et Bingvellir. Nous avons eu la chance d’avoir un temps magnifique.

Plutôt que de passer par le tunnel à Akarnes, nous avons choisi la voie de l’HvalfjördurfFjord qui est merveilleux. Nous nous sommes arrêtés près de la station de chasse à la baleine (fermé en 2015) pour prendre des photos de moutons sur la plage et aurions aimé faire de la randonnée à Glymur (la deuxième plus haute cascade en Islande), mais était trop court de temps. Cependant le jour 11 je l’avais préparé une surprise à ma famille qui nous a apporté tout droit à Glymur.
Notre premier arrêt était au parc national de Thingvellir. Si vous connaissez un peu de géologie, Þingvellir est vraiment un endroit impressionnant qui offre des contrastes forts et une vue incroyable (surtout au-dessus que nous avons obtenu le jour 11).
La route à travers la réserve naturelle est également intéressant. Je aurais pu arrêter tous les 500 mètres pour prendre des photos.

De là, nous sommes allés à Geysir, qui était bondé. Voyant un geyser pour la première fois a été une expérience unique dans une vie et malgré la foule, il ne peut pas être manquée. En tant que photographe mais vous pouvez demander quel genre d’image que vous pouvez prendre cela n’a pas déjà été pris un million de fois.
Le prochain arrêt après Geysir était Gullfoss. Ici, nous avons suivi les foules de touristes. Les chutes d’eau de Gullfoss sont en effet très impressionnant. Il ne m’a pas inspiré mais pour ma photographie pratique.
De Gullfoss, nous avons pris la route 30 pour aller à Fludir. La « route » était en cours de réfection et aurait clairement été à éviter tant conduire sur cette piste chaotique s’est révélé déplaisant.
Après ce long voyage Hvolsvöllur était en vue vers 18h.

 

Jour 5: Encore plus de cascades! Skogafoss, Seljalandsfoss et Dyrhólaey

Notre première journée en Islande du sud a été consacrée à la découverte de 3 des plus célèbres joyaux que cette côte a à offrir: les cascades de Seljalandsfoss et Skogafoss d’une part, et plus loin vers l’est le promontoire de Dyrhólaey qui offre une vue imprenable sur la côte de sable noir.

J’ai pu faire quelques clichés intéressants de Seljalandsfoss avec mon filtre gris (voir ci-dessous) qui permet des temps de pose très longs (30 secondes en moyenne) et permet de faire des prises de vue différentes de ce qu’on a l’habitude de voir sur internet. La plupart des photos de Seljalandsfoss sont en effet réalisées soit de derrière la cascade (ce qui, compte tenu des embruns ce jour-là aurait hypothéqué le devenir de mon appareil) ou en hauteur. J’ai trouvé que la perspective offert depuis la rivière était toute aussi intéressante.

Quand nous sommes arrivés à Skogafoss, à quelques kilomètres de là, le temps avait changé du tout au tout et un ciel bleu azur nous attendait, gage de clichés remarquables avec le fameux arc-en-ciel que tout le monde cherche à avoir. Là encore le filtre gris s’est avéré un allié précieux ; planté au milieu de la rivière, les pieds dans l’eau glacée, la vue était magnifique.

Après Skogafoss nous nous sommes dirigés vers Dyrhólaey où seule une poignée de touristes s’était aventurée à cause des conditions météorologiques pas franchement engageantes (le vent soufflait en rafales incroyablement puissantes et le ciel était à l’orage). Le vent m’a empêché de trop m’approcher de la falaise. Néanmoins, j’ai pu prendre de bonnes photos où le ciel menaçant au premier plan contraste avec un grand soleil en arrière-plan. L’Islande révèle à travers ces contrastes son plus beau visage et mérite une visite rien que pour ça.

Sur le chemin du retour nous nous sommes arrêtés à Sólheimajökull et avons entamé une marche vers le glacier recouvert de cendres noires par l’éruption de 2010. Jamais auparavant je n’avais vu une glace aussi transparente.

 

Jour 6: piscine géothermique Secret Lagoon

Le 6ème jour nous sommes retournés à Gullfoss pour nous approcher au plus près de la chute d’eau et trouver une inspiration photographique qui m’avait fait défaut lors de ma première visite (que je n’ai d’ailleurs pas trouvée non plus lors de la seconde).

Le chemin du retour nous a amené à Flúðir où nous nous sommes arrêtés pour une baignade au Secret Lagoon, une piscine géothermique alimentée par un petit geyser. Moins bondé que le Blue Lagoon (beaucoup plus petite aussi), cette piscine est également nettement plus abordable et familiale.

 

Jour 7: les hauts plateaux du Suðurland et les gorges de Markarfljótsgljúfur

Le 7ème jour j’avais loué les services d’un guide local pour pénétrer au plus profond des hautes terres et découvrir des endroits cachés. Ce périple a été principalement en « off road », la meilleure route que nous ayons prise se résumant à une piste de type F.

Le parcours fut certes chahuté mais quelle expérience ! Nous n’avons rencontré aucun autre être humain pendant les 4 premières heures du voyage dans le Suðurland. Le bilan en fin de la journée était de 5 ou 6 véhicules tout au plus.

Le moment fort de la journée a certainement été l’approche des gorges de Markarfljótsgljúfur, un canyon profond de 200 mètres creusé par la rivière du même nom. Âmes sensibles s’abstenir ; le vent qui souffle, l’absence complète de sécurisation et le terrain instable vous procurent des sensations fortes.
Ce qui m’a frappé le plus au cours de cette journée a été le contraste entre les sols volcaniques noirs,  pauvres, et les riches « oasis » de verdure qui émergent ça et là dès que l’eau y est présente en quantité suffisante. Voilà qui assure des contrastes détonants que j’ai essayé de capturer en images, tout en notant après coup que l’effet n’est pas aussi saisissant qu’en vrai.

 

Jour 8: Les îles Vestmann

Les îles Vestmann sont facilement accessibles en bateau (35 minutes seulement). La météo y est souvent capricieuse et les îles Vestmann sont réputées pour être très venteuses. Il a d’ailleurs fallu que nous attendions une fenêtre météo favorable pour décider au dernier moment du jour de la visite. Le moins que je puisse dire c’est que cette attente aura payé. Nous avons trouvé un ciel clair, un grand soleil et 19 degrés (ce qui est assez exceptionnel pour faire sortir les habitants en short et tee-shorts). Nous avons escaladé le volcan et découvert les alentours à pied avant un tour décoiffant de l’île en « speed boat ». Les embarcations dernier cri de Ribsafari (620 chevaux sous le capot) sont la garantie de sensations fortes que vous n’êtes pas prêt d’oublier. Accrochez-vous bien car ça décoiffe.

Nous avons ensuite passé les dernières heures à admirer le paysage et, du haut du village, avons tenté de reconstituer les évènements de 1973 lorsque le volcan entra en éruption.

 

Jour 9: la lagune glacière de Jökulsárlón

Atteindre la lagune glaciaire depuis Hvolsvöllur se mérite. Il nous a fallu 3 1/2 heures (un peu plus de 300 km) mais la route est un vrai plaisir et les paysages traversés valent à eux seuls le déplacement. En particulier les multiples glaciers offrent des perspectives fascinantes qui hanteront votre esprit encore longtemps.

Le spectacle qui vous attend au Jökulsárlón peut difficilement être décrit avec des mots. Vous devez voir par vous-même ces icebergs magiques flottant lentement vers l’océan puis s’échouant sur la plage de sable noir. Lors de notre visite le soleil se cachait derrière un épais voile nuageux. L’eau se confondait avec la brume, ne laissant apparaître que les teintes magiques de cette glace millénaire.

 

Jour 10: la plage noire de Vik plage noire et le DC3 de Sólheimasandur

En Mars 2016, le fermier propriétaire de la plage de Sólheimasandur où le DC3 s’est écrasé en a interdit l’accès aux véhicules. Il a bien fait. Maintenant, c’est au terme d’une marche interminable (car monotone) de 4 km que vous parviendrez à rejoindre le site. Il n’y avait pas plus d’une douzaine de touristes quand nous sommes arrivés, dont 4 jeunes routards allemands totalement irrespectueux qui prenaient apparemment beaucoup de plaisir à monter sur la carcasse de l’avion.

L’aller-retour vers l’avion et les photos sur place nous auront pris environ 2 heures et demi. Gardez ceci à l’esprit si vous prévoyez de vous y rendre.

La visite vaut en tout état de cause le détour car il est assez surréaliste de voir cet avion à cet endroit et vous repartirez forcément avec de beaux clichés. Toutefois, si vous voulez des photos un peu hors-norme il vous faudra venir à des heures inhabituelles (lever ou coucher du soleil, voire la nuit si vous voulez capturer la vue d’une aurore boréale au-dessous de l’épave).

Après Sólheimasandur nous sommes allés à Vik pour voir la plage de sable noir. J’aurais aimé trouver l’endroit où les images les plus fameuses sont prises (celles avec les orgues basaltiques), mais pressés par le temps nous n’avons pas insisté ; c’est un petit regret. Notre présence sur cette plage a été un moment fort également, plein d’énergie. Je n’ay ai au final trouvé que peu de photos à faire mais le plaisir des sens y a été total (le bruit de la mer, le sable noir et l’écume blanche, le vent).

La journée s’est terminée car nous devions partir à Reykjavik pour la troisième et dernière partie de notre voyage.

 

Jour 11: région de Reykjavik

Le matin du 11ème jour a réservé une surprise de taille à ma petite famille. Nous avons été pris en charge par un pilote de Reykjavik Helicopters qui est venu nous chercher à la maison. J’avais secrètement réservé un vol qui, grosso modo, nous a fait revoir certains des endroits que nous avions traversés le 3ème jour. Nous sommes partis de l’héliport de Reykjavik directement vers Hvalfjordur que nous avons traversé pour rejoindre la cascade de Glymur, la seconde plus haute d’Islande (près de 200m). Quelle vue ! Je vous assure que voir cette cascade d’une altitude de 900 pieds reste un souvenir inoubliable.

Nous avons ensuite survolé le lac Þingvallavatn et atterri dans la zone géothermique montagneuse de Reykjanes. Cette région éloignée, sans route pour l’atteindre, concentre plusieurs merveilles géothermiques: émanations de soufre, marmites de boue chaude, plan d’eau turquoise saturé de minéaux, une rivière chaude,… Un concentré d’Islande en quelque sorte.
Après avoir redécollé nous avons rejoint l’héliport en passant au-dessus de coulées de laves datant du Moyen-äge, l’occasion de voir du ciel les figures que forment ces coulées.

L’après-midi a été ensuite consacré à une visite de Reykjavik, son opéra, et à un passage lors des dernières de la journée par la péninsule de  Reykjanesviti (d’où nous avons vu l’île Eldey), Gunnuhver, Hafnaberg et enfin le Blue Lagoon (pour un passage éclair).

Jour 12: merveilles géothermiques

Pour notre dernier jour dans la région de Reykjavik, nous avions choisi d’explorer la partie sud de la région de Reykjanes. Nous avons pris la route 42 le long du lac Klaifarvatn pour atteindre les sources de soufre de Seltun. De là, nous sommes allés au lac turquoise de Graenavatn, lové dans un ancien cratère. Une grande frustration restera de n’avoir pas réussi à capturer en photo la couleur extraordinaire de ce lac saturé en minéraux.

 

Auteur: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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