Archive pour janvier 2011

Un nouveau logo pour Starbucks

Lundi 31 janvier 2011

Starbucks va changer son logo. Exit la mention « Starbucks Coffee » … désormais seule l’amazone ornera le logo.

Il semble que cette simplification de l’identité graphique de la marque soit réalisée dans un souci de simplification et surtout pour permettre de se diversifier en proposant d’autres produits : thé, crème glacées et autres boissons prêtes à boire.

Mon avis :

Sous ce changement crucial (après 40 ans d’existence) je sens la pression exwercée par des concurrents comme McDo et Häagen Dasz. Pas vous ?

Revue de presse : on parle d’IntoTheMinds

Mercredi 26 janvier 2011

Nous avons récemment participé à « La semaine de la PME » organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles. Nous intervenions en qualité d’experts en stratégie et marketing et prodiguions gratuitement des conseils aux PME qui s’étaient inscrites préalablement.

Nous avons été invités à partager notre expérience dans le magazine « Entreprendre » (numéro de Décembre 2010) et y abordons entre autres les problèmes communs aux entrepreneurs que nous avons conseillé.

Vous pouvez retrouver les témoignages vidéos de certains de ces entrepreneurs sur notre site.

Les cartes de visite Wal-Mart : légende urbaine ou pas ?

Lundi 24 janvier 2011

J’avais entendu il y a longtemps que Wal-Mart avait réduit ses coûts en réduisant le format de ses cartes de visite.

J’avais toujour tenu cette anecdote pour une légende urbaine jusqu’à ce que je rencontre Ben Dolan à la Columbia University en Décembre. Ben m’a confirmé la véracité de l’histoire et m’a même envoyé un comparatif des deux formats.

Dans la même veine un projet interne a permis d’économiser une ligne sur chaque ticket de caisse. Résultat des courses : 60,000$ d’économies par an !

Mon avis :

Jusqu’au faut-il aller pour garantir les prix les plus bas ?

Entrepreneurs … attention aux pièges !

Vendredi 21 janvier 2011

J’ai récemment lu une interview de Bill Drapen, un capital risqueur américain, qui se souvenait de ses bonnes et moins bonnes expériences avec les sociétés dans lesquelles il avait investi. Il n’est sans doute pas le moins doué dans son business puisqu’il a investi dans des jeunes pousses comme Skype, Hotmail ou OpenTable.

J’ai été particulièrement intéressé par son avis sur les erreurs les plus communément commises par les PME. Voici un extrait (en anglais dans le texte) :

“[…] They overestimate market size and underestimate how long things will take. But what happens most often is that entrepreneurs underestimate the importance of what they don’t know. They know their competition as it is today, and they know that their own product is going to be significantly better. But they don’t know what’s going on in the backroom of their competition”

Mon Dieu … c’est tellement vrai. Draper mentionne trois erreurs que nous voyons très souvent :

  1. Surestimation de la taille du marché
    Rappelez-vous tout d’abord qu’une minorité de starters ont un business plan, et qu’encore moins a réalisé une étude de marché.
    Je me rappelle de ce que Hills et LaForge disaient : « 60% des faillites pourraient être évitées avec une bonne étude de marché »
  2. Sous-estimation des délais
    Les entrepreneurs sont impatients de nature et sont par définition peu objectifs dans leurs échéanciers.
    Rappelez-vous que les recherches sur l’entrepreneuriat ont conduit à scinder le processus entrepreneurial en 3 étapes : reconnaissance de l’opportunité, évaluation de l’opportunité, exploitation de l’opportunité. L’impatience des entrepreneurs se traduit également dans leur tendance à sauter l’étape 2.
  3. Le tunnel des connaissances (ou « knowledge corridor » en anglais)
    Vous ne pouvez pas estimer ce que vous ne connaissez pas. La plupart des entrepreneurs démarrant leur activité dans un domaine qu’ils connaissent déjà, il n’est pas anormal qu’ils souffrent du syndrome du « knowledge corridor » qui les empêche de d’avoir une vision large sur les problématiques qui les entourent.

Mon avis :

Il y a dix ans une étude a été menée auprès de 10 capitaux risqueurs américains ayant investi dans près de 200 jeunes pousses. On leur a demandé de classer par ordre d’importance les critères de réussite pour une startup. Le marketing arriva en premier avec une note de 6,7/7 et tous s’accordaient pour réclamer un plus grand effort au niveau des études de marché préalables.

L’expérience est dans la boîte

Mercredi 19 janvier 2011

J’arrive encore à m’enthousiasmer pour de petits détails, même insignifiants.

J’ai rencontré en Décembre à New-York Rob Wallace, qui dirige l’agence éponyme spécialisée dans le conseil en design. Rob est un avocat de l’expérience client par le design et le packaging en fait partie (j’avais déjà parlé de ce sujet il y a quelques années sur ce blog). J’avais encore notre conversation en tête lorsqu’à mon retour j’allais faire quelques emplettes aux magasin duty-free à l’aéroport de Bruxelles. C’était presque Noël et des boîtes cadeaux toutes prêtes garnies de parfum, crèmes et autres produits cosmétiques attendaient le chaland en mal d’idées. Alors que la plupart des marques se contentent de fourrer 3 ou 4 produits de la même ligne dans une boîte quelconque, Hermès a fait un pari différent. Je suis tombé sous le charme d’une boîte imprimée en quadrichromie et rehaussée de touches d’argent.

Quand autant de soin est apporté au contenant il mérite qu’on le garde. C’est ce que j’ai fait.

Mon avis:

Bien vu Hermès … une touche d’artisanat et d’exclusivité jusque dans le contenant.

Mon expérience Vandenborre

Lundi 17 janvier 2011

Vandenborre fait partie du groupe français Darty qui est devenu connu grâce à son slogan (et excellente promesse) « le contrat de confiance ».

Ce que Darty compris bien avant les autres c’est que les consommateurs d’appareils électroménagers et électroniques avaient besoin d’un service professionnel, sans complications, auquel ils pouvaient faire confiance. L’idée simple de Darty était de rendre la vie du consommateur plus aisée avec, par exemple, l’installation à domicile des produits, la reprise à domicile en cas de panne, etc … Cela peut paraître évident mais dans des pays privés de culture du service comme en France la stratégie de Darty était la bonne.

Bien entendu non seulement vous avez besoin d’une bonne stratégie mais il vous faut l’implémenter aussi de manière efficace. Laissez-moi vous raconter à ce sujet une histoire personnelle qui pourra vous sembler anecdotique mais de laquelle nous serons capables de tirer des conclusions beaucoup plus générales (si vous ne voulez pas lire tout l’histoire allez directement à la conclusion).

Un beau jour mon lecteur / graveur de DVD grâce auquel j’avais enregistré quelques 500 émissions sur DVD rend l’âme. J’avais vaguement entendu parlé de problèmes de compatibilité entre lecteurs et je décide donc de prendre quelques DVD’s avec moi pour être sûr d’acheter le bon modèle.

Me voici chez Vandenborre, un samedi matin à 10h05 soit 5 minutes après l’ouverture. Le magasin est vide. Tous les vendeurs sont regroupés au rayon téléviseurs et rient bruyamment en regardant la télévision pendant que je parcoure le rayon des DVD à 10 mètres de là. Le rayon consiste en une exposition peu attractive de modèles les uns à côté des autres et les uns au-dessus des autres, avec une notice trop technique où des informations dont 99% des consommateurs n’ont que faire encombrent au format Arial 8 un carton format carte de visite. N’étant pas un spécialiste j’ai bien entendu besoin de l’aide d’un vendeur. Après 10 minutes sans réussir à attirer l’attention de l’un d’eux je me vois contraint d’aller moi-même quémander leur aide. Un vendeur daigne venir et je lui explique mon problème

Moi : « Avent de choisir un modèle je voudrais m’assurer qu’il lise bien les DVD enregistrés sur un autre appareil. Pourriez-vous en essayant un pour moi ? »

Lui : « Non c’est impossible »

Moi : « Pourquoi ? »

Lui : « Parce que les appareils ne sont pas configurés »

Moi : « Peut-être que vous pourriez en configurer un rapidement pour faire le test ? »

Lui : « Non. Les produits en exposition ne sont pas destinés à être testés »

Moi : « Et si j’achète un modèle et que je n’arrive pas à lire mes DVD’s ? »

Lui : « Rapportez-le et nous vous le rembourserons »

Moi : « OK. Quel modèle recommandez-vous ? »

Lui : « Je recommande la marque X avec une capacité de 320Gb. La qualité d’image est meilleure que sur les variantes à 160Gb et 240Gb »

Moi : « Qu’est-ce qui rend l’image meilleure ? »

Lui : « L’électronique »

Moi : « Peut-être bien mais je n’ai pas besoin d’autant de capacité et je préfère le modèle de 160Gb »

Lui : « Si j’étais vous je prendrais quand même le modèle 320Gb »

Moi : « Non merci, 160Gb sont suffisants pour l’utilisation que j’en fait »

Nous nous rendons alors à son bureau pour signer le bon de commande.

Lui : « Voulez-vous la garantie réduite ou la garantie normale ? »

Moi : « Qu’est-ce que vous voulez dire par garantie réduite ? »

Lui : « La garantie réduite est de 2 ans, la garantie normale de 5 ans »

Moi : « Je préfère la garantie normale bien sûr. Elle est incluse dans le prix n’est-ce pas ? »

Lui : « Non, c’est XX Euros en plus »

Moi : « Dans ce cas je me contenterai de la garantie réduite »

Pour vous épargner les détails, je rentrais chez mois, essayais le DVD et bien entendu mes DVD’s ne pouvaient être lus. J’essayais d’appeler le magasin (je laissais sonner 64 fois quand même) et je parvins finalement à parler au vendeur qui me disais qu’il fallait que je contacte la hotline, seule habilitée à décider ou non d’un remboursement puisque j’avais installé l’appareil et que dans ce cas les conditions générales de vente n’autorisaient plus un remboursement en magasin.

Comment pouvais-je tester le problème de compatibilité si ce n’est en déballant et en installant l’appareil ?

La hotline de Vandenborre refusa dans un premier temps de reprendre l’appareil en se référant à leurs conditions générales de vente, puis finit par céder après quelques menaces.

Mon avis :

Cette expérience tout à fait personnelle peut sembler anecdotique mais elle révèle quelques aspects du service de Vandenborre qui sont en totale inadéquation avec l’image que la marque veut faire passer.

  1. Service dans le point de vente
    1. Les vendeurs ne montrent aucune empathie et ne sont pas enclin à aider le client rapidement et spontanément
    2. Les produits exposés ne fonctionnent pas et ne peuvent pas être testés : comment le client peut-il dès lors former un jugement ?
    3. Les rayons croulent sous les produits, mal mis en valeur.
    4. Les vendeurs ne connaissent pas assez les produits qu’ils vendent et le vendeur privilégie ses propres intérêts financiers (via une commission) en essayant de forcer la vente d’un produit plus cher non adaptés aux besoins du client
  2. Incitatifs
    La plupart des spécialistes des ressources humaines sont dithyrambiques sur les le pouvoir de motivation des incitants financiers (en clair des commissions). J’aimerais que vous vous souveniez qu’un incitant mal conçu aura un impact on ne peut plus négatif sur la qualité de service fournie par vos employés.
    Dans le cas de Vandenborre et Darty les vendeurs sont commissionnés sur la vente de garanties extra-légales ce qui a conduit, dans mon cas, à un argumentaire en totale inadéquation avec la réalité des textes de loi (la garantie « réduite » dont il parlait était en fait la garantie européenne légale de 2 ans, et la garantie « normale » une extension de garante dont la nature payante n’était révélée qu’au moment de la décision du client).
    Si vous voulez servir les intérêts de vos clients, assurez-vous que vos incitants financiers dépendent des bons KPI’s, c’est-à-dire ceux desquels la satisfaction de vos clients dépend.

Le pouvoir de l’inertie

Mercredi 12 janvier 2011

Je discutais vendredi soir avec le dirigeant d’un des réseaux d’agences immobilières les plus en vue de La capitale belge.

J’orientais Notre discussion sur les billets récents parus sur notre blog concernant d’une part l’amateurisme des agences bruxelloises et d’autre part l’innovation dont fait preuve Century 21.

Après m’avoir avoué qu’il ne comprenait pas le but des réflexions publiées sur ce blog (j’y reviendrai plus tard) il jaugea l’amateurisme latent en ces termes : « je le sais, tout le monde le sait, et alors ? ».

Mon avis :

Le blog d’IntoTheMinds a justement pour but de partager et diffuser nos réflexions avec le plus grand nombre et d’offrir aux entrepreneurs un nouvel éclairage, de nouvelles pistes et éventuellement à les aider à se remettre en question. Toute la difficulté est là. La nature humaine est telle que l’Homme n’aime pas se remettre en question et préfère parfois l’inertie, ne voyant pas les opportunités qui se présentent à lui et qui lui offriraient des opportunités des relais de croissance. Quel dommage …

Un suiveur d’Abercrombie & Fitch

Lundi 10 janvier 2011

Maintenant que vous lu un décryptage du concept derrière la marque Abercrombie & Fitch, le temps est venu de réaliser que ce concept n’est pas unique à A&F.

Pas très loin du magasin principal d’Abercrombie sur la 5ème Avenue vous tomberez sur Hollister qui présente des airs de ressemblance assez troublant. Vous n’aurez qu’à jeter un oeil dans l’entrée du magasin pour voir une vendeuse et un vendeur se trémousser en tenue de bain. C’est tellement évident que le lien avec A&F vous sautera aux yeux immédiatement.

De la rue vous ne verrez bien évidemment aucun vêtement en vitrine et la clientèle ciblée est sensiblement la même que celle d’A&F. Bref, le concept du point de vente est un clône d’A&F.

Mon avis :

Rien d’étonnant dans la ressemblance puisqu’Hollister est une marque d’A&F. Maintenant on peut s’étonner du copier/coller.