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Plusieurs plates-formes de crowdfunding ont vu le jour ces derniers mois en Belgique. L’une d’elles (MyFirstCompany), bien que très prometteuse, a mis la clé sous la porte après avoir aidé à récolté de l’argent pour plusieurs projets. Le problème juridique mentionné sur leur site internet (à moins qu’il ne s’agisse d’un problème lié à leur business model) ne semble pas avoir gêné une autre plate-forme (Look & Fin) de se lancer pour collecter l’argent des particuliers et financer des projets de PME locales. Look & Fin a déjà financé avec succès plusieurs projets, l’un d’entre eux étant un nouveau point de vente pour la chaîne Mamma Roma.

Look & Fin propose plusieurs variantes de rémunération pour les investisseurs intéressés. L’une d’elles, qui était d’application pour Mamma Roma, prévoit qu’un certain pourcentage des revenus générés par l’entreprise soit consacré au remboursement du prêt contracté. Contrairement aux coupons qui donnent un intérêt connu cette méthode ajoute un certain degré d’incertitude dont je voudrais discuter ici.

Look & Fin adopte un modèle original pour payer les investisseurs. Il ne s’agit toutefois que d’un modèle parmi d’autres.

Faites-vous payer en nature

Kickstarter, la plateforme de crowdfunding “originale” et le plus célèbre fonctionne de cette façon. Lorsque vous investissez votre argent dans un projet, vous obtenez à terme quelque chose tangible. Si le projet est financé ce que vous obtiendrez est le plus souvent un exemplaire du produit que vous avez aidé à financer avec votre argent (agrémenté de quelques suppléments en fonction du montant investi). Cela peut être un livre, une lithographie, un tirage d’art, un objet technologique innovant. La liste est sans fin et n’a de limite que l’imagination des inventeurs.
J’aime cette façon de financer et soutenir des projets car elle vous implique dans le projet même de l’entreprise. Cette participation n’est pas seulement une implication financière ; il s’agit en premier lieu d’une implication émotionnelle. Les gens investissent et soutiennent des projets parce qu’ils sont excités par le produit et veulent en obtenir un exemplaire. En d’autres termes WYIIIWYG: « What You Invest In Is What You Get ».

Soyez payé en actions

Ce modèle de crowdfunding avait été adopté par la regrettée plateforme MyFirstCompany qui a créé le buzz en 2012 et a bénéficié d’un fort (et mérité) soutien de la Région bruxelloise. Le modèle était simple et consistait à donner aux investisseurs un certain nombre d’actions de la nouvelle société. Le mot «nouveau» est important. Tous les projets présentés sur MyFirstCompany étaient en effet liés à l création de nouvelles entreprises.
Quelques projets ont été financés de cette façon mais apparemment des problèmes juridiques (notamment la dilution des droits de votes et la problématique de se retrouver avec 100 personnes autour de la table lors des conseils d’administration) a eu raison de leurs activités (au moins pour l’instant). Comme Kickstarter ce modèle a impliqué les investisseurs qui sont devenus parties prenantes dans l’aventure.

Être remboursé en espèces sonnantes et trébuchantes

Look & Fin propose une alternative aux modèles ci-dessus. L’acte de financement est considéré comme un instrument financier. Vous possédez la dette de la société et avez le droit d’obtenir des intérêts pour votre argent. Les taux d’intérêt semblent être vraiment attractifs par rapport aux 1-2% qu’un compte d’épargne traditionnel (et sans risque) peut rapporter. En outre le business modèle de Look & Fin tire parti de la tendance actuelle et de la volonté d’investir dans «l’économie réelle».

 

Mon avis

Revenons d’abord rapidement sur la notion d’«investir dans l’économie réelle ». Je ne sais pas qui a commencé avec ce « slogan », mais pour moi cela n’a aucun sens. Cela n’a aucun sens, car «investir dans l’économie réelle » correspond déjà ce que font les banques. Quand vous leur prêtez votre argent, les banques doivent prêter de nouveau afin de générer des intérêts et des profits (c’est ce qui explique pourquoi le taux d’intérêt servi sur votre compte d’épargne est inférieur au taux d’intérêt réclamé pour un emprunt). A qui cet argent est-il prêté? A des particuliers bien sûr mais aussi et avant tout aux entreprises. La devise «investir dans l’économie réelle » devrait donc être renommée en «investir dans l’économie locale». Cela a beaucoup plus de sens et c’est d’ailleurs un slogan dont certains banques (notamment Dexia) se servent.
Ce que j’ai aimé avec MyFirstCompany et avec Kickstarter c’est que votre argent ne vous procure pas de rémunération certaine mais implique un lien affectif avec l’entreprise. L’absence de promesse à ce niveau vous oblige à mesurer le risque et à vous en détacher complètement. Avec Look & Fin j’ai l’impression que ce lien affectif disparaît un peu (même si les patrons de l’entreprise s’en défendent). La dette sera remboursée avec un certain taux d’intérêt et mon sentiment est que les investisseurs vont arbitrer en fonction du taux d’intérêt prévu. La décision devient purement financière. Toutefois, ce qui m’interpelle le plus, c’est le côté obscur lié au remboursement de la dette.
Imaginez que vous prêtez votre argent à une société donnée dans un secteur qui est connu pour ne pas déclarer tous les revenus (en d’autres termes où faire de l’argent noir est une pratique très répandue). Imaginez ensuite que l’entreprise qui emprunte votre argent n’a pas de « gouvernance » transparente en place et que vous n’avez aucun moyen de contrôler réellement ce que le management fait. Pouvez-vous me dire comment vous pouvez être sûr de récupérer votre investissement et vos intérêts ? Look & Fin permet de prolonger la durée de remboursement de la dette si les revenus ne sont pas suffisants ; vous allez sans doute dire que j’exagère et que je dramatise mais n’aimant pas trop prendre de risque non contrôlés ce système ne me rassure pas. Le système de Look&Fin n’empêche en effet pas une entreprise de cacher des revenus (Look & Fin se base sur les déclarations TVA) et d’augmenter artificiellement la durée de remboursement ce qui diminuera automatiquement la valeur actuelle nette (VAN ou « NPV » en anglais) de votre investissement.
Pour finir (mais cette remarque n’est pas spécifique à Look & Fin) le succès d’un point de vente physique dépend très fortement de sa localisation. Or cette dernière composante n’est pas analysé. L’analyse financière fournie se base sur une approche historique (derniers bilans) mais devrait être complémentée par des mesures de flux de piétons, de zone de chalandise, de fidélisation pour que tous les voyants soient au vert.

 

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Author: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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