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Ces 8 formats de magasins vont marquer le futur du retail

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Quelles sont les nouvelles formes de retail qui vont dominer les 10 prochaines années ? Quelles sont celles qui vont émerger et quelles autres vont se pérenniser ? Dans cet article je vous propose de nous projeter après la crise du Covid pour entrevoir 8 formats de magasins qui seront le futur du retail. Chacun de ces formats de magasins capitalise sur des tendances émergentes ou déjà bien présentes.

Sommaire


Introduction

En 2018 je m’étais déjà interrogé sur les grandes tendances du retail. La crise du Covid a fortement secoué le retail alimentaire et le retail non-alimentaire, à tel point que certains peuvent s’interroger sur la pérennité de certains types de commerces. On estime en particulier que 40% des petits commerces sont en situation de faillite.

Si les crises sont des périodes de grands bouleversements, elles contiennent en elles les germes des futures opportunités à saisir pour satisfaire les nouvelles habitudes des clients. Le retail a été durement touché par le Covid et ne fera pas exception. Ce secteur va subir une mue et de nouveaux types de commerces, online, offline ou hybrides vont se généraliser. Voici 8 formes de retail à surveiller dans le futur.

1. Les magasins de petite taille

Les magasins de petite taille ne sont pas une nouveauté. Si vous pensez au retail alimentaire, vous connaissez tous les magasins de proximité, version compacte des grands supermarchés.

Ce format de magasin est adopté par des retailers comme Ikea avec ses magasins „Ikea City“. La vidéo ci-dessous vous montre l’Ikea City de La Madeleine à Paris, un concept également répété dans d’autres villes comme à New-York. Ce type d’enseigne peut être considéré comme une „vitrine avancée“, dans le sens où il s’agit surtout d’un espace d’exposition plus que de vente. La plupart des produits ne sont pas disponibles sur place et il vous faudra donc attendre d’être livré.

Ce type de surface commerciale répond à un besoin de proximité et permet un réapprovisionnement rapide. Il est amené à se développer à la faveur du développement des livraisons en ville, de l’abandon de la voiture et de la disponibilité de surfaces commerciales après la crise du Covid.


2. Magasins de démonstration

En poussant le format précédent un cran plus loin, on aboutit à celui-ci : des magasins où plus rien n’est vendu et tout est expédié. Ce qui pouvait paraître incongru il y a quelques années quand se sont ouverts les premiers „magasins“ de ce type, devrait se développer dans les années qui viennent. Là encore la disponibilité de surfaces commerciales après la crise du Covid, couplée à une prise de risque maîtrisée, devrait être des moteurs de développement.

A titre d’exemple on peut citer les guideshops de Bonobos (voir vidéo ci-dessus), ou le magasin Made.com à Paris que j’avais visité il y a quelques années. Ce dernier est un bon exemple de ce que le phygital (alliance du physique et du digital) pourrait apporter au retail du futur.

Magasin phygital Made.com

Dans le magasin Made.com les produits peuvent être commandés via des tablettes qui sont prêtées aux clients pendant leur visite.


3. Popup stores

Avec la crise du Covid, le lien „physique“ avec les clients s’est estompé. Les marques, quelles qu’elles soient, vont devoir le rétablir. Les popup stores sont une excellente manière de le faire à moindre coût.

Le boom de la digitalisation a certes permis au e-commerce de se développer. Mais il a également éloigné physiquement les clients des produits. Rétablir le lien, ré-insuffler des émotions, ne se fera pas sans difficultés. Il va falloir aller chercher les clients, leur faire redécouvrir le plaisir du shopping et de la relation d’humain à humain. Les magasins éphémères représentent, à mon sens, une opportunité de regagner cette proximité.

Armani box popup store

Armani box popup store à Paris

vuitton popup store

Vuitton popup store à Soho (hiver 2018)


4. Magasins de location

Un jour viendra où le consommateur se rendra dans un magasin pour y louer ce dont il a besoin. Ce type de magasin sera rémunéré à l’usage. C’est ce qu’on faisait du reste avec les cassettes vidéo et les DVD avant la digitalisation du modèle par les plateformes comme Netflix ou Spotify.

Des plateformes de location entre particuliers existent déjà, tout comme celles qui servent les besoins des professionnels. Mais rares sont les initiatives lancées par les magasins classiques qui visent à satisfaire le besoin ponctuel du client particulier.

Des tentatives timides ont été lancées dans certaines grandes surfaces de bricolage pour la location de matériel de bricolage. D’autres en ont fait leur business model, comme rent-a-runway (voir vidéo ci-dessous.


5. Magasin de réparation

Il y a longtemps, les objets défectueux étaient rapportés pour être réparés. Ils l’étaient encore. Et puis les marchandises chinoises à bas prix ont débarqué et le consumérisme a fait son œuvre. Je doute que la crise du Covid change la donne en termes de mondialisation. Mais l’appauvrissement d’une partie de la population, la disparition de la classe moyenne, et le fossé qui se creuse entre riches et pauvres vont peut-être nous amener à plus faire réparer. D’ailleurs le train est peut-être déjà en marche. En France, la loi anti gaspillage a permis la création d’un indice de réparabilité. Le bilan est encore incertain, mais on peut espérer que pour les biens de consommation durables, le choix du consommateurs se portera à l’avenir sur des produits encore plus durables.

En parallèle, le développement du créneau de l’occasion incite les marques elles-mêmes à réparer les objets qui leur sont retournés et à les revendre. C’est par exemple le cas d’Ikea qui a ouvert un magasin pilote d’articles d’occasion en Suède.


6. Magasins expérientiels

Les consommateurs auront toujours besoin d’être inspirés, de rêver. Les marques, elles, auront toujours besoin de renforcer leur image, surtout dans les grands centres urbains où naissent les tendances de demain.

Les magasins qui célèbrent une marque et l‘expérience client sont donc là pour rester. Ce format retail restera cantonné aux capitales, comme par exemple le Niketown ou le Samsung 837.


7. Grocerant

A l’instar des concept stores où s’effacent les frontières entre catégories de produits, les grocerants sont des magasins qui mélangent „grocery“ et restaurant. L’exemple qui vient immédiatement à l’esprit est celui d’Eataly, une chaîne qui célèbre la cuisine italienne dans le monde entier.

Le format de type „Grocerant“ présente l’avantage de garder le client dans le point de vente. Et avec chaque minute en plus passée dans le point de vente, la probabilité d’achat augmente.

Vous trouverez d’autres exemples sur notre carte des meilleurs concepts retail.


8. Le commerce de détail en tant qu’entreprise de services

Les magasins ont toujours été un point de rencontre de produits différents, certains nouveaux, d’autres pas. Les points de vente servent donc indirectement les intérêts des fabricants de ces produits. Le distributeur est le maître à bord, qui décide de la mise en valeur du produit, du pricing, … Dans ce contexte, une chaîne comme B8ta (voir vidéo ci-dessous) est assez intéressante car elle est au service des marques innovantes qui n’ont pas les moyens de s’offrir un point de vente. Chez B8ta l’équilibre entre distributeur et fabricants est sensiblement différent. Comme l’explique Brisa Freitas dans la vidéo, le fabricant reste maître de la manière dont est présenté son produit. Un écran est placé à côté de chaque objet. Le contenu affiché (y compris le prix) peut être modifié par le fabricant.

 

 

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Author: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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