Archive pour le mot-clef ‘FMCG’

Dandoy, une « love brand » belge

Mercredi 7 septembre 2011

Saatchi & Saatchi parle de “love brands”. J’en ai une ; elle s’appelle Dandoy.
La fameuse entreprise bruxelloise, qui va bientôt s’exporter au Japon, est restée une entreprise familiale et nous a ouvert ses portes pour une visite de leur atelier.


La rue sent bon le spéculoos, la spécialité de la maison depuis plus d’un siècle et je suis surpris de pénétrer dans ce que j’imaginais être déjà une petite fabrique ; c’est en fait un atelier, qui respire l’artisanat et le respect des gestes ancestraux.
Nous sommes accueillis en amis par Sallem, le chef d’atelier, et chacun se présente par son prénom. Le courant passe tout de suite et la visite commence.


La photo du grand-père est accroché à un mur (dans les magasins aussi d’ailleurs), indice intéressant des liens qui unissent les employés à leur « patron ».
Le travail s’effectue dans une ambiance détendue et ce qui frappe immédiatement c’est le bonheur qui transpire et la joie d’être là. Les conversations avec les employées le confirmeront. Ils sont heureux d’être au service de Dandoy et se sentent investis d’une responsabilité et gardiens d’une tradition. D’ailleurs l’ancienneté moyenne est là pour le prouver : les plus anciens ont facilement 20 ou 30 ans de maison et semblent motivés comme au premier jour.

Ce qui est également frappant c’est la générosité de toutes cette personne. Bien que la production soit déterminée par l’état des stocks, ils n’hésitent pas à changer leurs plans pour nous montrer tantôt la fabrication des palmiers, tantôt la fabrication des figures en spéculoos, normalement vendues à Noël (la visite à eu lieu en Juillet)

Mon avis :

Dandoy est une « love brand » ; parce qu’elle est aimée par ses clients et parce qu’elle est aimée par ses employés. La boucle est bouclée et c’est la recette du succès : comment voulez-vous convaincre vos clients si vos employés ne sont pas convaincus eux-mêmes. Les meilleurs ambassadeurs de Dandoy sont leurs employés. Longue vie à Dandoy.

Carambar veut faire participer ses clients

Lundi 25 juillet 2011

Après mon billet sur Galak il y a quelques semaines, voici que Carambar se met aussi à vouloir faire participer ses « clients ». Là encore j’ai des doutes sur les effets que cela peut produire.

Les carambar constituent typiquement des produits achetés de manière habituelle. En ce sens l’achat est gouverné par l’inconscient (les habitudes) plus que par un mécanisme de décision conscient.

En affichant un message (qui s’adresse aux enfants) sur un panneau à deux mètres du sol (donc illisible pour les enfants) Carambar (une marque de Cadbury et donc de KraftFoods depuis la reprise de cette marque) commet plusieurs erreurs :

  • le message affiché est lisible uniquement par l’adulte qui va payer et pas par celui qu’on espère être le prescripteur (l’enfant) aux caprices duquel l’adulte cèdera
  • le message fait intervenir une réflexion consciente en affichant un message nouveau, alors qu’il faut justement éviter de sortir le consommateur de son mode autopiloté par l’inconscient
  • si le message est destiné à l’adulte, la question qui se pose est de savoir si la perspective de voir la blague de son enfant imprimé sur l’emballage du Carambar est suffisamment attirante pour provoquer l’achat. J’en doute.

Mon avis :

Une tentative peu convaincante de faire de la co-création.

Marcolini réinvente le Magnum

Lundi 18 juillet 2011

Voici la preuve par l’image des talents de marketeur de Marcolini. Non seulement il fait des produits de la meilleure qualité mais en plus il a un œil pour le beau.

Mon avis :

La qualité est un facteur nécessaire mais non suffisant pour le succès. Encore faut-il savoir ajouter une touche d’émotionnel via le marketing pour renforcer ses chances de réussite et les équipes marketing de Marcolini savent y faire.

La patisserie “old-style” est de retour

Vendredi 8 juillet 2011

Ces dernières années ont vu l’avènement des macarons et leur élévation au rang de spécialité culinaire incontournable. Phénomène un temps limité, l’indigestion nous guette aujourd’hui tant les macarons se sont banalisés. Avec tout cela on en oublierait presque que c’est de Ladurée que la trainée de poudre s’est enflammée, un établissement historique dont l’identité visuelle est là pour rappeler son passé.

J’étais à Lille le weekend dernier et là aussi on trouve une pâtisserie renommée (qui a d’ailleurs ouvert un établissement parisien) : Meert. Fondée en 1781 cette maison est célèbre pour ses gaufres fourrées d’un irrésistible mélange à la vanille de Madagascar qui rappelle le passé prestigieux de glacier de la Maison. Cet établissement, dont la renommée ne dépassait pas il y a quelques années les frontières du Nord, a profité de l’engouement général pour s’exporter et surfe désormais sur son charme désuet pour convaincre les touristes et les gourmands.

Je n’ai pu résister aux plaisirs des fameuses gaufres et à quelques photos de l’intérieur du magasin, dans un style surchargé et pastel qui rappelle à s’y méprendre le décor de Ladurée.

Visite à l’atelier Dandoy

Lundi 4 juillet 2011

Nous venons de visiter l’atelier Dandoy à Bruxelles et nous venons de découvrir l’envers du décor, tout aussi féérique.Nous avons entendu des histoires extraordinaires, rencontré des gens merveilleux et passionnés, heureux de contribuer au succès d’une des entreprises emblématiques de Bruxelles.

Nous allons nous atteler à préparer un joli reportage et dans cette attente remercions encore toute l’équipe pour son accueil merveilleux.

Nous aimons Dandoy

Lundi 27 juin 2011

Nous avons eu la semaine dernière une réunion passionnante avec Dandoy, une des icônes de Bruxelles et un symbole de réussite entrepreneuriale en Belgique.

Je suis moi-même un fan de Dandoy et c’est donc naturellement que je me suis rendu dans un de leurs magasins près de la Grand-Place de Bruxelles pour faire le plein de douceurs. En rentrant chez moi je me suis laissé aller à une rapide séance photo et en visionnant les clichés je me suis rendu compte qu’une des raisons du succès de Dandoy pouvait y être observée. Voyez-vous de quoi je parle ?

Mon avis :

Dandoy est synonyme d’exclusivité et de luxe (tout en restant abordable). Cette exclusivité peut être traduite de différentes façons dans l’esprit du consommateur. L’artisanat est par exemple un moyen parmi d’autres qui évoque la tradition et, de manière indirecte, le luxe. Regardez attentivement la photo ci-dessus et vous noterez qu’aucun des biscuits pris en photo n’est la copie de l’autre. Ils sont tous TRÈS différents les uns des autres. Ces différences notables sont associées cognitivement au caractère aléatoire de l’artisanat. Et en effet Dandoy est le temple des traditions et de l’artisanat.

Tout le monde se met aux éditions limitées … même Galak

Vendredi 24 juin 2011

Surprise la semaine dernière dans mon supermarché Delhaize : un assortiment de quatre « éditions limitées » de chocolat Galak (une marque de Nestlé) trônait à toutes les caisses.

Mon avis :

Désolé mais je ne comprends plus le principe de l’édition limitée (un truc marketing utilisé désormais à tort et à travers). Il n’y a aucune espèce de saisonnalité dans le produit de Nestlé et j’ai du mal à comprendre le « pourquoi du comment ». Voilà une action de promotion creuse et dénuée de substance.

Sara Lee vs. Nespresso : cherchez l’erreur

Lundi 2 mai 2011

Lorsque j’étais au salon « stratégie client » Julien Morel, le directeur opérationnel de Nespresso, se félicitait de la part de marché que Nespresso a su conservé malgré l’intrusion de trublions comme Maison du Café (Sara Lee) et Casino.

J’ai profité de mon passage en France pour acheter ces fameuses capsules de Maison du Café et j’ai une explication. Le café n’est tout simplement pas aussi bon.

D’un point de vue purement hédoniste, le plaisir que j’ai retiré d’une capsule Sara Lee est tout simplement le même qu’un simple café « filtre ».  Il manque l’onctuosité, le plaisir visuel de la mousse et le plaisir que je retire dans le choix matinal de la couleur de ma capsule.

Mon avis :

Alors que tout le monde espérait que la concurrence ferait baisser les prix, il n’en est rien. Sara Lee rate misérablement  son coup en attaquant le marché par le bas et en proposant un Ersatz bas de gamme, sans saveur et sans plaisir à Nespresso. La preuve c’est que je n’ai jamais été aussi heureux de Nespresso que depuis que j’ai testé Maison du Café.

Lessons learned : si vous voulez conquérir un marché assurez-vous d’avoir compris les fondamentaux et de faire au moins aussi bien que votre concurrent sur les critères de base.