Solvay et l’intrapreneurship

08/11/2010
Gold SolVin Award 2010

Remise du Solvin d'or. De gauche à droite Richard Thommeret (Solvay), Barbara Andreani (ABE Agence Bruxelloise pour l'Entreprise), Dr. Stephan Schüssler, Marlène De Wouters

Crédits : Solvay (avec l'aimable autorisation de R. Thommeret)

L’étude de l’entrepreneuriat cherche encore ses marques et se résume parfois à l’étude de l’innovation. La contribution épistémologique majeure de cette discipline est en fait l’étude des phénomènes conduisant à la (1) reconnaissance des opportunités, (2) leur évaluation et (3) leur exploitation.

L’opportunité est assimilée souvent à une innovation, petite ou grande, qui répond à un besoin encore mal ou pas exploité sur le marché.

Il serait faux de penser que les PME’s sont les seules entités à l’intérieur desquelles l’innovation puisse être observée et étudiée. Les grandes entreprises sont bien évidemment un terrain d’étude à part entière et il est intéressant de noter à quel point ces grandes entreprises cherchent à imiter le comportement des PME’s en ceci que ces dernières sont un terrain fertile à l’innovation.

La multinationale Solvay ne fait pas exception à la règle est après avoir organisé en 2009 un trophée récompensant les meilleures innovations internes, l’édition 2010 récompensait les innovations des partenaires (c’est-à-dire des fournisseurs) de Solvay. Le Solvin Award s’est tenu à Düsseldorf et le Solvin d’or (50000€ tout de même) a été remis le 28 Octobre 2010 par Barbara Andreani (Agence Bruxelloise pour l’Entreprise) à l’entreprise Georg Fischer Deka.

Mon avis :

les Solvin Awards sont un exemple parmi d’autres d’initiatives de grands groupes visant à récompenser l’innovation. Un double décryptage peut être effectué :

- l’édition 2009 visait à stimuler l’innovation interne et à récompenser des comportements d’ordinaire plus typiques des PME’s (il s’agit donc d’intrapreneurship)

- l’édition 2010 s’ouvre aux fournisseurs et partenaires de Solvay et cette ouverture entérine encore plus l’importance de la co-création. La chaîne de valeur n’est plus l’apanage d’une seule société mais d’une multitude d’acteurs qui créent ensemble une « value constellation« 

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