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Les recruteurs développent de bien mauvaises pratiques sur Linkedin

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Il y a quelque chose que je déteste sur Linkedin. Lorsque vous êtes actif dans un secteur où la demande dépasse l’offre, vous êtes rapidement sollicité de toutes parts et recevez des InMail à n’en plus finir pour des demandes peu qualitatives.
Si ma société est active dans les études de marché, je suis personnellement très versé dans son pendant quantitatif et en particulier dans le « Big Data« . Compte tenu de la popularité de ce « buzzword » vous pouvez facilement imaginer que mon profil Linkedin agit comme un aimant sur bon nombre de recruteurs. Pour ceux qui travaillent sur la base du « no-cure-no-pay » Linkedin semble d’ailleurs être un réservoir inépuisable de candidats à contacter comme aux heures les plus sombres où le marketing direct se résumait aux spams. Qu’importe le « candidat »; pourvu qu’un maximum de messages standardisés soient envoyés à un maximum de personnes sur Linkedin. Il y en a bien un qui mordra à l’hameçon. Enfin ça, c’est ce qu’ils croient.

Permettez-moi de vous donner deux exemples illustrant la façon dont les mauvais recruteurs travaillent.

Exemple n°1: la mauvaise utilisation d’InMail sur Linkedin

Commençons avec cet InMail reçu d’une recruteuse basée au Royaume-Uni.

Fait intéressant, j’ai reçu ce message 3 fois sous 3 formes légèrement différentes. Je suppose que la «recruteuse» a simplement perdu trace du trop grand nombre de CTRL + C / CTRL + V qu’elle avait déjà faits et des doublons envoyés aux nombreux heureux «candidats» qu’elle avait patiemment sélectionnés. Voici pour la forme. Concentrons-nous maintenant sur le contenu. Mon hypothèse est que la «recruteuse» (vous noterez les guillemets) a tapé deux mots-clés dans le moteur de recherche de Linkedin: «Big Data» et «Belgique» et a spammé tous les profils retournés par le moteur de recherche. Parce qu’honnêtement, qui pourrait penser qu’après 20 ans dans le conseil et divers postes managériaux je voudrais revenir à un rôle de « data scientist » ?

Que retenir de cet exemple ? Si vous envoyez un InMail, assurez-vous de lire le profil de la personne d’abord et faite en sorte que votre message lui semble un minimum attractif. Ne pas faire ce travail préliminaire pourrait conduire à générer une grande frustration chez celui/celle qui reçoit le message, poussant le/la récipiendaire à la rédaction d’un billet rageur un dimanche matin et à un blocage permanent sur Linkedin. Désolé pour toi Leslie.

Exemple n°2: mauvaise utilisation de la demande de connexion sur Linkedin

Moins de 24 heures après l’exemple n°1 j’ai reçu une demande de connexion non personnalisée d’une autre recruteuse (j’ai enlevé les guillemets) basée au Royaume-Uni (tous les recruteurs sont basés au Royaume-Uni ou quoi ?)
Comme pour toutes les demandes de connexion Linkedin non personnalisées que je reçois (c’est-à-dire 99% d’entre elles), j’ai renvoyé un petit message (lui aussi non personnalisé) pour que la personne justifie sa demande de connexion.

Cette recruteuse n’était pas aussi mauvaise que la précédente. Elle a répondu (et même plutôt rapidement).

Sa réponse est acceptable mais vous sentez à la lecture de sa réponse que ce qu’il l’a vraiment conduit à vous contacter était la recherche de candidats. Mêmes symptômes que dans l’exemple précédent. Le travail préliminaire n’a pas été fait. Après 20 années d’années la perspective de redevenir employé comme consultant ne m’excite pas vraiment.

Conclusion

Utilisez Linkedin avec sagesse. Linkedin est un outil qui devrait vous permettre de vérifier qu’un candidat potentiel, préalablement identifié, a les qualités pour être intéressé par une offre. Linkedin n’est pas une base de données que vous pouvez utiliser pour spammer ses membres. Tout ce que vous obtiendrez en faisant cela ce sont des réactions rageuses de la part des personnes contactées. Et la dernière chose dont vous avez besoin en tant que recruteur c’est un mauvais bouche-à-oreille.

Image : Shutterstock

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Author: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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