Le transport aérien à l’aube d’une révolution
25/08/2009
La dé-régularisation du marché européen avait sonné la mort des monopoles d’état et l’ouverture aux opérateurs privés. Cette première révolution est désormais bien derrière nous et une seconde révolution s’annonce, beaucoup moins positive celle-là car destructrice d’emplois. Elle est la conséquence de la crise financière et, comme dans l’industrie automobile, elle n’épargnera personne, pas même les plus grandes compagnies.
Après la « fusion » (souvenez-vous que le même terme était employé lors du rapprochement de Chrysler et Mercedes) entre Iberia et British Airways, les pertes abyssales postées par Air France, de petites compagnies meurent dans l’indifférence générale : AlpEagles et Myair.com, deux compagnies régionales italiennes, font désormais partie du passé (respectivement depuis le 03.08.09 et le 22.07.09). Curieusement, c’est également d’Italie que viennent des nouvelles rassurantes pour Altalia ; dans une interview à Sky TG24 le président d’Alitalia Roberto Colaninno annonce un troisième trimestre positif.
Mon avis :
Alitalia est une des compagnies les moins « customer-focused » du marché, les moins ponctuelles et qui exploite une flotte hors d’âge. Il me semble donc très improbable que la compagnie italienne puisse atteindre les pronostics improbables de son président alors que 1/ le troisième trimestre n’était même pas entamé de moitié lorsque l’annonce de Colonello a été faite et 2/ le premier trimestre s’est soldé par une perte de €279m.
Avec de tels chiffres, et la crise du transport aérien aidant, Air France doit se féliciter en secret que son offre de reprise ait été refusée.