La valeur du PhD pour le Boston Consulting Group (BCG)

31/08/2011
Satisfaction client, Fidélisation client, Marketing - IntoTheMinds

J’ai eu récemment une réunion au Boston Consulting Group (BCG) à Bruxelles et un récent séminaire à l’EIASM avec des collègues chercheurs m’a fait repenser au discours de BCG. Le but de ce billet est de réfléchir avec vous sur la valeur du consulting et sur la profondeur et richesse des analyses des consultants.

Lors de cette réunion au BCG, le « partner » (Filiep Deforche) expliquait l’intérêt de BCG pour les titulaires d’un doctorat (PhD) car ce dernier était censé refléter leurs agilité intellectuelle et leur capacité d’analyse. Cependant, au même moment, Filiep Deforche expliquait rechercher des candidats avec un maximum de 7 ans d’expérience professionnelle afin, disait-il, que ces derniers ne soient trop formatés et ne puissent se conformer à la méthode d’analyse BCG.

Je me demande s’il réalise que ses arguments peuvent sembler contradictoires au premier abord.

Mon avis :

Une des forces indéniables des titulaires d’un doctorat est leur capacité à découvrir et, comme le disait David Silverman, à « rendre l’ordinaire extraordinaire ». Comment est-il dès lors possible d’être créatif si vous êtes forcé d’utiliser un carcan pour penser ?

L’utilisation de méthodes standardisées est certainement rationnel dans une perspective de développement d’économies (de « scope » notamment). Mais à mon avis il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat. Les titulaires de doctorat devraient être recrutés pour ce qu’ils font le mieux : faire de l’exploration, découvrir de nouvelles explications à certains phénomènes, proposer des solutions originales, en bref regarder le monde (de l’entreprise) avec un regard neuf et sous des perspectives nouvelles.

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