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Une intelligence artificielle promet de rendre les frontières plus sûres

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C’est l’une des applications de l’intelligence artificielle (AI) les plus utiles que j’ai vues depuis longtemps : un agent des douanes virtuel qui contrôle les passagers à la frontière et utilise la reconnaissance faciale pour détecter et prédire si les passagers disent la vérité ou non lorsqu’ils répondent à certaines questions.

Le programme de recherche appelé « Automated Virtual Agent for Truth Assessments in Real-Time » (ou AVATAR), a été financé par le Homeland Security Department. Il fait actuellement l’objet d’un pilote à la frontière entre l’Arizona et le Mexique. Le fonctionnement est présenté dans la vidéo ci-dessous

L’oculométrie (eye-tracking en anglais) fait partie des nombreuses technologies embarquées dans AVATAR agin de procéder au contrôle : mouvements oculaires, changements dans la voix et la posture, mouvements imperceptibles des muscles du visage sont autant d’indices qui peuvent trahir un passager qui a quelque chose à cacher et présente donc un risque pour la sécurité nationale.

Ce projet est le résultat du travail commun des chercheurs de l’université de San Diego et de l’université de l’Arizona.

Non seulement la perspective d’avoir des agents aux frontières virtuels est prometteuse en termes opérationnels pour augmenter la capacité de passage aux frontières  (vous souvenez-vous du temps qu’il faut pour passer les contrôles aux frontières ?), mais à mon avis, c’est aussi un pas en avant en matière d’éthique. Les contrôles humains sont en effet basés sur des facteurs (objectifs ou non) qui peuvent parfois être contraires à l’éthique (Cathy O’Neil a montré dans son livre que les contrôles aux Etats-Unis étaient biaisés et largement orientés vers les minorités). Le contrôle automatisé avec des agents virtuels promet une nouvelle ère où tous les passagers seront égaux en termes de traitement. Les indices utilisés pour évaluer les passagers seront objectifs et utilisés uniquement afin de prédire un risque. Les frontières seront également rendues beaucoup plus sûres grâce à la capacité de traitement accrue dans la comparaison des visages des passagers avec ceux des criminels enregistrés dans les bases de données des services de police.

 

Image : shutterstock

Auteur: Pierre-Nicolas Schwab

Pierre-Nicolas est Docteur en Marketing et dirige l'agence d'études de marché IntoTheMinds. Ses domaines de prédilection sont le BigData l'e-commerce, le commerce de proximité, l'HoReCa et la logistique. Il est également chercheur en marketing à l'Université Libre de Bruxelles et sert de coach et formateur à plusieurs organisations et institutions publiques. Il peut être contacté par email, Linkedin ou par téléphone (+32 486 42 79 42)

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