Enfonçons-nous encore plus
J’ai trouvé intéressant de reprendre mon billet consacré aux marchés financiers (c’était déjà il y a deux semaines) et de le réactualiser à l’aune des derniers « rebondissements » (désolé pour le jeu de mots). A l’heure où j’écris mon billet (19 Septembre) il est facile de noter cette tendance baissière et les rebonds dont je parlais il y a deux semaines. Non que la succession de hausses et de baisses soit quelque chose d’inhabituel. Ce qui est inhabituel ici c’est l’amplitude des hausses et baisses successives et surtout la fréquence de ces évènements.
Je reste convaincu qu’il ne s’agit que du début de changements qui vont avoir un impact dramatique sur les entreprises. La question que je me pose est de savoir dans quelle mesure la structure entrepreneuriale (au sens général du terme et pas seulement limité aux entités de moins de 250 personnes) résistera à ce qui s’annonce comme un choc sans précédent. Par extension il est également intéressant de s’interroger sur les moyens de résister à ce choc.
Mon avis :
Si je n’avais qu’un conseil à donner ce serait celui-ci. Faites en sorte que votre entreprise et votre business model soient ultra-flexibles. Réduisez vos immobilisations au minimum (notamment les coûts de personnel). Ce dernier conseil pourrait bien, à terme, impacter le marché du travail également. Si les entreprises sont contraintes de réduire les risques au minimum, au-delà d’une augmentation des contrats précaires (interim et CDD), on pourrait également assister à l’émergence d’une nouvelle race de travailleurs nomades, ultra-spécialisés, qui fragmenteront leur temps entre divers clients.